Arbrealettres

Poésie

Vertige (Melih Cevdet Anday)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2017





Vertige

Débordant d’une mer qui fleurit
Tout deviendra un jour forêt,
Ce que tu vois désormais c’est l’heure
Tendre des oiseaux dans les branches.
Attends le dieu en attente car
Le soleil s’attardera sur les pins rougeoyants
Jusqu’à la grande nuit.

Un jour tout sera voix, une voix qui
De l’étoile au nuage, de la terre à l’étoile,
Allongera son ellipse en résonnant.
Toi, en observant ces anneaux,
Attends la voix parmi les voix,
Soudain la lune aux ailes velues apparaîtra
En passant à travers les orgues.

J’ai vécu dans le vent,
À une époque seul le vertige, seules
Les pierres lointaines étaient mes prophètes.
Ni voix, ni forêt, tout seul, déserté,
L’être se distrait d’une ondée.
Ou bien dans la forêt comme un dieu attendre
Si l’on entend une voix.

(Melih Cevdet Anday)

Illustration: Herb Dickinson

2 Réponses vers “Vertige (Melih Cevdet Anday)”

  1. Lara said

    Très lyrique tout ceci :-))

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