Arbrealettres

Poésie

A notre seuil de silence et de froid (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2017



Encerclés, non par des flammes
d’où jailliraient le coq, le cuivre, l’orchidée,
éclatants même si mortels,

mais par quatre glaciers
où glissent sous le verre les formes repliées
de ceux qui bâillaient au soleil
dans l’oxygène fou des cimes
et tombèrent jadis, empêtrés dans leur cri,
jusqu’à ce siècle qui prolonge
le brusque affolement du regard:

chrysalides portées par cette veine pure
à notre seuil de silence et de froid.

(Jean Joubert)

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