Arbrealettres

Poésie

La petite rue silencieuse (Paul Fort)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2017



La petite rue silencieuse

Le silence orageux ronronne.
Il ne passera donc personne?

Les pavés comptent les géraniums.
Les géraniums comptent les pavés.

Rêve, jeune fille, à ta croisée.
Les petits pois sont écossés.
Ils bombent ton blanc tablier
que tes doigts roses vont lier.

Je passe de noir habillé.
Un éclair au ciel t’a troublée,
jeune fille, ou c’est donc ma vue?
Tes petits pois tombent dans la rue.

Sombre je passe.
Derrière moi les pavés comptent les petits pois.

Le silence orageux ronronne.
Il ne passera donc personne?

(Paul Fort)

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