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Poésie

Archive for 3 avril 2017

En regardant l’anneau du sabre (Lieou Yu-Si)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



 

En regardant l’anneau du sabre

Souvent on regrette l’impuissance de la parole
Devant la profondeur de nos pensées.
Ce jour-là, on se regarde face à face,
Comment s’exprimer les mille plis de notre coeur?

(Lieou Yu-Si)

 

 

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Amour (Ou Yong)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



 

Amour

Tendre, attachant est l’amour mutuel,
Fin comme un fil flottant, vaste comme la mer.
Mais la lune ne reste pas toujours pleine et les fleurs sont tôt flétries.
J’ai tant de peine dans ma vie et presque toutes sont venues d’elle.

(Ou Yong)

 

 

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A une morte (Tchao Kia)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



A une morte

Sous la lune blanche, la brise marine frémit.
Vous êtes retournée au pays des morts, moi, je ne suis qu’un roseau dans le vent!
Devant ma porte, les belles au visage en fleur ne manquent pas.
Hélas, comme les fleurs, aucune n’a votre coeur!

(Tchao Kia)

 

 

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Écrit sur une porte au sud de la ville (Ts’oei Hou)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



 

 

Écrit sur une porte au sud de la ville

L’an passé, en ce jour, sous cette porte,
Ses joues et les fleurs de pêcher se reflétèrent,toutes roses.
Où est le visage? Je ne sais.
Les fleurs, comme jadis, sourient au vent printanier.

(Ts’oei Hou)

Illustration: Zhou Chunya

 

 

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L’aurore printanière (Mong Hao-Jan)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



 

L’aurore printanière

Le sommeil de printemps ignore volontiers l’aurore,
Çà et là, on entend partout le chant des oiseaux.
La nuit, au bruit du vent et de la pluie,
Combien de fleurs sont tombées sans qu’on le sache!

(Mong Hao-Jan)

 

 

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A la frontière (Lou Louen)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



Sous la lune noire et sous le vol très haut des oies sauvages,
Le chef des Huns s’est enfui à la faveur de la nuit.
Quand la cavalerie légère s’apprête à le poursuivre,
La neige tombe en abondance, arcs et couteaux en sont couverts!

(Lou Louen)

 

 

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La flûte nocturne sur les remparts (Li Yi)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017




La flûte nocturne sur les remparts

Devant la montagne, le sable ressemble à la neige.
Sous les remparts, la lune se confond avec la gelée blanche.
D’où vient le chant du roseau? Nul ne sait.
Dans la nuit, tous les guerriers se tournent vers le pays natal!

(Li Yi)
 

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Le vieux campagnard exposant son dos au soleil (Li K’i)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



Le vieux campagnard exposant son dos au soleil

Le vieillard centenaire ne travaille plus les champs,
Il expose tranquillement son dos au soleil et jouit du reste de ses jours.
Parfois, cherchant des poux, il se gratte la tête, solitaire ;
Étendu sous la haie, il suit des yeux les oies sauvages rentrant au bois.

(Li K’i)

Illustration: Ito Sozan

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Le chant des singes (Yuan Kie)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



Le chant des rames

Sur mille lieues, les forêts de platanes
s’engouffrent dans la brume et la pluie.
Matin et soir, l’on entend crier les singes.
Posant mes rames, je m’applique à traduire leur chant.
Il est pareil à la musique des monts et des nuages de la haute antiquité.

(Yuan Kie)

 

 

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Chanson dansée (Lieou Yu-Si)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2017



Chanson dansée

Sur le fleuve du printemps, la lune paraît, la vaste digue s’étend, tranquille.
Sur la digue, les jeunes filles se tiennent par les manches et s’avancent.
Ayant chanté toutes les chansons nouvelles, elles ne trouvent pas leurs amants.
Les nuages roses du couchant se reflètent sur les arbres, les perdrix rappellent…

(Lieou Yu-Si)

 Illustration: Harunobu Suzuki

 

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