Arbrealettres

Poésie

Celui qui aime (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 16 avril 2017



Jouant jour et nuit j’étais parmi mes camarades;
maintenant ma frayeur est grande.
Si élevé est le palais de mon Seigneur,
devant les escaliers mon coeur défaille :
mais si je veux goûter son amour, il ne faut pas être timide.
Que mon coeur s’attache à mon Amant;
et que je dépouille mon voile;
je dois le rencontrer de tout mon corps.
Que mes yeux accomplissent le rite des lampes de l’amour.

Kabîr parle : Écoute, ami : celui qui aime,
Il le comprend. Mais si tu ne ressens pas,
pour l’Aimé, l’angoisse du désir d’amour,
— à ton corps toute parure est vaine,
vain le fard au bord de tes yeux.

***

I played day and night with my comrades,
and now I am greatly afraid.
So high is my Lord’s palace,
my heart trembles to mount its stairs :
yet I must not be shy, if I would enjoy His love.
My heart must cleave to my Lover;
I must with draw my veil, and meet Him with all my body :
Mine eyes must perform the ceremony of the lamps of love.

Kabîr says : « Listen to me, friend : he understands who loves.
If you feel not love’s longing for your Beloved One,
it is vain to adorn your body,
vain to put unguent on your eyelids. »

(Kabîr)

 

 

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