Arbrealettres

Poésie

Chaque soir (Maram al-Masri)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2017



    

    

Chaque soir
les oiseaux dorment dans leur solitude

ils regardent leur corps
comme si c’était un corps de femme
fragile
où luttent l’eau et le vent

chaque soir
les oiseaux et les ours rêvent
de mains qui les caressent

les chats s’étirent
pour lécher leur corps
sans se soucier
du regard de Dieu
qui s’étend
sur le plafond et les murs

sans se soucier du temps
sans se soucier des bavardages
ni des juges ni des prisons de l’amour
ni des mites dont les mandibules
dévorent les robes
du désir

satisfaits de leur être
dans l’insouciance de leur corps
ils jouissent
du matin

(Maram al-Masri)

 

Recueil: Par la Fontaine de ma Bouche
Traduction: Maram al-Masri – Bruno Doucey
Editions: Bruno Doucey

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