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Poésie

Archive for 1 mai 2017

J’ai aimé ces endroits (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



    

J’ai aimé ces endroits
Où le soleil
secrètement se laissait caresser.

Où étaient passées des lèvres
où les mains avaient couru innocentes,
le silence brûle.

J’ai aimé comme on brise la pierre;
comme on se perd
dans l’insensible floraison de l’air.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Ce qui respire en toi (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



 Illustration: Franz Xaver Winterhalter
    
Ce qui respire en toi ce sont les yeux,
le bleu d’un soleil sans rides,
les premières eaux de la caresse.

La bouche a un tel goût de barque ! –
cela s’appelle jeunesse, quelquefois,
ou étoile de sang vif.

Le dos tourné à la nuit, la terre
tant qu’elle brûle est presque un fleuve.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Le soleil, la poussière (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



 Illustration

    
Le soleil,
la poussière
plus que lente du sud,

la pierre de l’air
claire et mordue,

la blanche et nue
et si ancienne
poussière du soleil,

vient se poser
sur mes yeux.

Encore.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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C’est quand la pluie tombe (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



Illustration: Leonid Afremov

    

C’est quand la pluie tombe, c’est quand
on le regarde doucement que brille le corps.

Pour dire cela la bouche est bien peu de chose,
il serait nécessaire que les mains elles aussi
voient ce brillant, qu’avec lui elles composent
la musique, et même bâtissent la maison.

Tous les mots parlent de ce feu,
ont le goût de peau de cette lumière mouillée.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Vivre alors (Eugénio De Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



 Illustration

    

Vivre alors
c’était grandir avec une fleur entre les dents,
apprendre à respirer dans le danger
que la peau n’éclate en flambant à chaque pas.

(Eugénio De Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Un ami (Eugénio De Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



Illustration: Bernard Rolland

    

Un ami est quelquefois le désert,
d’autres fois l’eau.

(Eugénio De Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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N’écoute pas le rosssignol (Eugénio De Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



    

N’écoute pas le rossignol. Ni l’alouette.
C’est en toi
que toute la musique est oiseau.

(Eugénio De Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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C’est ce qui t’aveugle (Eugénio De Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



Illustration: Amaury Duval

    

C’est ce qui t’aveugle,
le soleil de la peau.

(Eugénio De Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Bien sûr, tu les désires, ces corps (Eugénio De Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



Illustration: Katarina Smuraga

    

Bien sûr, tu les désires, ces corps
où le temps n’a pas encore planté
ses cornes profondes – le désir n’est-il pas
l’ami le plus intime du soleil ?
Oui, tu les désires, comme si chacun
d’eux était le dernier, le dernier corps
que ton corps ait le pouvoir d’aimer.

(Eugénio De Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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Il y avait un mot (Eugénio De Andrade)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2017



    

Il y avait
un mot
dans l’obscurité.
Minuscule. Ignoré.

Il martelait dans l’obscurité.
Il martelait
dans le socle de l’eau.

Du fond du temps,
il martelait.
Contre le mur.

Un mot.
Dans l’obscurité.
Qui m’appelait.

(Eugénio De Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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