Arbrealettres

Poésie

Archive for 3 mai 2017

Le mûrier est nu (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Le mûrier
est nu
Et la feuille
est tombée
sur le genou de mon aimé

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

 

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Amour (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Amour
tu m’ordonnes de paraître
et j’explose
De disparaître
et je me dissous comme un corps
dans un acide magique

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Vladimir Ryabchikov

 

 

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L’instant de la grande douleur (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

L’instant de la grande douleur
d’avant l’entière nudité

Je n’avais pas de mains
pour cacher mon visage
pas de larmes
pour pleurer

En marge du cri éternel
je me débattais
blessure exsangue
fil coupé

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Eric Fortune

 

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Je pense encore à trouver à l’amour un relief qu’on puisse saisir (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Je pense encore
à trouver à l’amour un relief
qu’on puisse saisir
et présenter sur un plateau
à l’auberge des contemplations

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Irina Kotova

 

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Miniature (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017




Miniature

Il a déposé le sablier
dans l’une de ses petites chaussures
et il a dit
ce qui ressemble à un non
dans une langue très particulière

De tous les murs
des larmes
coulaient

(Aïcha Arnaout)

 

 

 

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Quand je pense à toi (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017




Quand je pense à toi
tout palpite et vit
autour de moi
le bois, les pierres et les métaux

Quand je pense à toi
ma fenêtre enfante mille papillons
et mon ombre m’oublie
pour te suivre

(Aïcha Arnaout)

 

 

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Les choses (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Les choses

Les pierres me respirent
et je trouve en elles mes jumelles
Je me dissous dans l’eau
pour y rencontrer mes éléments

L’arbre me fait entrer dans sa trame
et je me love dans la matrice

Les étoiles m’aspirent
et j’y retrouve ma mémoire

Ephémère suis
dans la durée
Eternelle
dans l’instant

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Julie Heffernan

 

 

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Inconsolables (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



 

Illustration

    

Quelques vérités nous sont octroyées :
l’unique à laquelle l’accès nous est refusé se soustrait à toute définition,
étoile noire au coeur des galaxies.

Nous disparaîtrons,
inconsolables d’avoir questionné en vain les dieux
sur ce qui nous semblait comme le seul flamboiement de l’être en ce monde.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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L’admirable (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



Illustration
    
L’admirable
c’est de se savoir de passage
tel un arbre
ou un ruisseau
mais à plus brève échéance
d’être là
au centre du monde
dont on ne perçoit pas la réalité.
Chaque instant
qui glisse sur le corps
et s’efface aussitôt
en dit la présence.

Les mots les paroles
qui sont le calque de l’existence
s’achèvent en même temps
que la main la voix.
Le tragique est aussi
dans l’imminence de l’absence
de ce qui s’ensuit ou non.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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La mort (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2017



Illustration: Ernest Biéler

    

La mort
qui est l’inclinaison
la plus extrême de la voix
le revers du visage
quand il n’a plus de nom.
L’absence
les mots dévoyés
laissent
la page déserte
le blanc immense
et seul demeure
le sacrifice
dans sa nudité.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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