Arbrealettres

Poésie

Il y a des courbes (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2017



    
Il y a des courbes qui tendent les bras en passant
Il a des bras tendus que personne ne voit
C’était deux désirs qui s’étaient donné rendez-vous
Mais qui leur avait dit qu’il était l’heure de partir
Qu’importe si le temps était habillé comme un gueux
Puisqu’un désir a toujours du soleil au moins pour deux
Et puis je ne me rappelle plus rien

Quelque chose est resté assis au soleil et n’y pense plus
Ceux qui se croisent ne se rencontrent pas
Et d’ailleurs il y avait entre eux toute la longueur d’une ombre
Cela s’est fait en plein soleil et nul ne s’en souviendra
Mais on ne sait pas si l’ombre sépare ou réunit
Croyez-vous que la couleur de la robe y soit pour quelque chose

(Pierre Albert-Birot)

 

Recueil: Poèmes à l’autre moi précédé de La Joie des sept couleurs et suivi de Ma morte et de La Panthère noire
Editions: Gallimard

Publicités

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :