Arbrealettres

Poésie

Archive for 10 mai 2017

Comme s’ils étaient feuille (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



Illustration
    
Comme s’ils étaient feuilles encore
les oiseaux chantent
dans l’air lavé des tilleuls :
quelques scintillations
viennent tomber sur ces syllabes.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | 2 Comments »

Jeune est la main (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



 


    
Jeune est la main sur le papier
ou sur la terre!
Jeune et patiente : quand elle écrit
et quand au soleil
elle se transforme en caresse.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Faire d’un mot une barque (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



 


    
Faire d’un mot une barque
c’est là tout mon travail
et de la fleur de lin le miroir
où la lumière du visage tombe
excessive.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Maintenant les oiseaux reviennent (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

Maintenant les oiseaux reviennent, sur les branches hautes
ils sont la matière
la plus proche des anges
– et moi, j’oserais les toucher,
en faire le poème?

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Comme ce regard (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017




    
Comme ce regard qui prolonge la main
les choses qui font notre joie brillent
sous un soleil au corps toujours tendre.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | 2 Comments »

J’ai tracé un dessin sur la terre (Tshanyang Gyatsho)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



J’ai tracé un dessin sur la terre :
il donnait la mesure des étoiles du ciel.
Du corps de mon aimée j’ai étreint la douceur
sans rien élucider, du fond de sa pensée …

(Tshanyang Gyatsho)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | 3 Comments »

Dans l’espace de tes seins (Georges Bataille)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



Douceur de l’eau
rage du vent

éclat de rire de l’étoile
matinée de beau soleil

il n’est rien que je ne rêve
il n’est rien que je ne crie

plus loin que les larmes la mort
plus haut que le fond du ciel

dans l’espace de tes seins.

(Georges Bataille)


Illustration: Francine Van Hove

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Le temps vient d’une parole douce (Jacques Tornay)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



Le temps vient d’une parole douce,
compagne qui a survécu aux hivers
dans le pays où rien n’est perdu,
étrangères aux lois du monde familier.

On essaie d’habiter l’intérieur de soi
de ses propres voeux, sans relâche
vers une réalité possible à transcrire.
Le poids du corps fait bouger la terre.

Dans le relatif absolu, le fugace durable,
l’être debout sur le seuil écoute
son plus grand mystère, ses mains
fleurissent lentement à l’écho d’un soleil.

(Jacques Tornay)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Hirondelle qui pars aux Indes (Tristan Klingsor)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



Hirondelle qui pars aux Indes
Pourquoi me suivre si longtemps;
Pars sans me plaindre
Et bon vent

Que la rose t’accueille
dans la douceur d’un matin bleu;
Oublie le pays lointain où il pleut
Et cet homme en larmes qui reste seul

(Tristan Klingsor)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

NUIT de pourpre (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2017



NUIT de pourpre, ainsi qu’une fleur d’hyacinthe,
Ta lumière éclôt clans le verger des cieux.
Ton parfum est chaste, et ta douceur éteinte
Console les yeux.

(Renée Vivien)

Illustration: Cathajek

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :