Arbrealettres

Poésie

Regarde (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2017



    

Regarde, je ne connais même plus mes doigts
rongé de désir, j’effleurais ta chemise,
défaisais un bouton,
devinais ta poitrine couleur des blés,
des pigeons sauvages, disais je,
l’été presqu’à la fin,
le vent à travers les pins, la pluie
pressentie sur les flancs,
la nuit, elle ne tarderait plus la nuit,
j’aimais l’amour, cette lèpre.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière solaire / Le poids de l’ombre / Blanc sur blanc
Traduction: Michel Chandeigne, Patrick Quillier et Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

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