Arbrealettres

Poésie

L’EOLIENNE (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2017



L’EOLIENNE

« Vent, tu te crois le gouvernant,
tu n’es qu’un âne, tu n’es qu’un sot ! »
Et sa couronne elle fait rouler
devant elle comme un cerceau
(la route est si belle, le ciel est si grand !)
et file et freine et fouette le vent…
A la cime de son pylône,
avec le ciel sous sa couronne,
avec le vent à ses côtés,
l’éolienne
est comme une reine
et fait ses quatre volontés.

Aux quatre coins de l’horizon
elle fait la roue en riant,
sans souci du qu’en dira-t-on.
Par tous les temps, sur tous les tons,
cette rouée, elle module,
tourne le vent en ridicule :

« Vent, tu te crois le gouvernant,
tu n’es qu’un âne, tu n’es qu’un sot ! »
Et sa couronne elle fait rouler
devant elle comme un cerceau
(la route est si belle, le ciel est si grand !)
et file et freine et fouette le vent…

L’éolienne, avec sa roue de rire,
sa roue d’argent qui vire vire,
de l’horizon est le point de mire :
tout l’horizon est à ses pieds
Avec des éclats de rire argentés,
du matin au soir, jamais enrouée,
notre éolienne, elle se promène
et mène le vent
par le bout du nez…

(Christiane Barrillon)

Illustration

 

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