Arbrealettres

Poésie

NOSTALGIE (Pascal Bonetti)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2017




NOSTALGIE

Je suis le moissonneur errant de la lumière.
Je porte dans mon âme en incessant éveil
Que blesse vainement la tâche coutumière,
Toute une hérédité brûlante de soleil.
O ville, c’est pourquoi, quand ton aube divine
Accorde son aumône au toit de ma maison,
Tu me surprends toujours guettant à l’horizon
L’astre qu’on ne voit pas encor, mais qu’on devine !

Et c’est pourquoi, le soir, quand le soleil se meurt
Telle une rose aux doigts blêmis du crépuscule,
Quand le ciel, sous les pas de l’éternel semeur,
Fait refleurir ses immortelles renoncules,
A l’heure de l’amour, de la cloche et du cor,
Les yeux braqués sur l’occident, comme en vigie,
J’accompagne de ma mouvante nostalgie
L’astre qu’on ne voit plus, mais qu’on devine encor !

(Pascal Bonetti),

Illustration: Vincent Van Gogh

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