Arbrealettres

Poésie

LAC OHRID (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



Illustration

    

LAC OHRID

Vinrent les barbares au nombril du monde,
quoique le monde ait plusieurs nombrils.

Ils prirent possession des eaux plissées
et érigèrent en prophétie ce qu’ils désiraient entendre d’eux-mêmes.

Ils tracèrent des frontières sur l’eau, comme si l’eau
pouvait être divisée. Le lac resta insaisissable.

Le Soleil comme un oeil ivre dansa sur les ondes
devant les barbares et le nombril de leur monde.

Il y eut alors une blancheur plus blanche que le blanc.
Et tous les arbres de la rive regardèrent cette lumière.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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