Arbrealettres

Poésie

Le café (Zbigniew Herbert)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2017



Le café

L’on s’aperçoit soudain qu’il n’y a rien dans le verre,
que l’on porte l’abîme à ses lèvres.
Les guéridons de marbre s’évaporent comme neige au soleil.
Seuls les miroirs se mettent en frais face aux miroirs, ils sont les seuls à croire à l’infini.
Voici l’heure où il convient, sans attendre le saut meurtrier de l’araignée, de partir.
La nuit on peut revenir pour observer à travers la grille le terrible sabbat des objets.
Les tables et les chaises tuées avec bestialité sont sur le dos les pieds dressés vers un ciel de chaux.

(Zbigniew Herbert)

Illustration

 

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