Arbrealettres

Poésie

L’UNE (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2017



L’UNE

Longtemps on l’aura prise pour une autre
Celle dont la parole sera pure invention étant la vie même
Elle entrera par son corps dans la douceur de contenir
l’univers entier et sans que le temps s’éveille sans que l’espace frémisse
Une femme la folle de sa voix qui sera la lampe de tous les ruisseaux
Depuis longtemps ils auraient dû annoncer sa venue
mais leur parole n’avait fait le tour que de leur voix de leurs yeux
et la terre évoluait dans l’espace enveloppée d’un vent
auquel le langage des hommes n’était pas intérieur

Je la regarde avec toute ma chair à chaque instant
Mes regards la chassaient de mon amour
mes yeux de sel l’avaient ôtée de devant moi
Ombrine la reine et l’ennemie de la musique
Une belle en velours dont mes soupirs me séparent
Et la soeur de la mort qui me viendra de moi

(Joë Bousquet)

Illustration: Edward Okun Zlota

 

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