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Poésie

Archive for 26 juin 2017

Bâtir le royaume à mains nues (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017




    
Bâtir le royaume à mains nues
Sur les cailloux entrechoqués
De l’habitable étincelle

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Silex (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



Illustration
    
Silex au geste sans miroir
Silex au geste sans écho
Solitaire ombre debout
Au bord de la Voie lactée

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Nus nous sommes (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017




    
Nus nous sommes
Pourtant par nous
passent les métamorphoses
Gemmes de grenade
Rubis de paon
Agates et améthystes
de dix mille aurores…
Car nous étions seuls
à avoir dévisagé
La fulgurante nuit

À l’instant où la lumière fut

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Bloc intransigeant (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



Illustration
    
Bloc intransigeant
Même réduit en miettes
Nous sommes la vie entière

Sous l’ignoble marteau
Chaque bris rejoint tous les cris
Chaque éclat

Clame l’innocence nue

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Le rocher parle (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



    

Le rocher parle :

Tu cherches le feu le voici

Brusque éclat au cri de phénix
Erre plus vaste que miroir brisé
Douces alors cendres sans regret
Et transparente soif sans mesure

Tu cherches la source la voici

Senteur de brume ou de tonnerre
Fouillant le corps jusqu’au vertige
Torrent de lait rompu d’extase
Jailli du fond vers nul ailleurs

Tu cherches le lieu le voici

Entre l’or de l’argile et l’ombre
Du feuillage, la lumière jouant
De l’éternel repos-envol
Fixe la sûre demeure de l’instant

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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La nuit autour de moi se fait plus obscure (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



neige 6 [800x600]

La nuit autour de moi se fait plus obscure,
Les vents sauvages soufflent, plus froids,
Mais un charme tout puissant me lie,
Et partir, partir, je ne le peux.

Les arbres géants abaissent
Leurs branches nues, pesantes de neige,
Et la tempête va grande erre,
Et cependant je ne puis partir.

Nuages au-delà, nuages au-dessus de moi,
Solitudes au-delà, solitudes plus bas,
Mais nulle désolation ne peut m’émouvoir,
Je ne veux pas, je ne peux pas partir.

(Emily Brontë)

Illustration

 

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Je rêve de bruyères (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



Je rêve de bruyères, de brumeuses collines
Où le soir qui descend est opaque et glacé,
Car, seuls, environnés de ces froides montagnes,
Gisent, hélas, ceux que j’aimais,
Et mon cœur déchiré d’une indicible peine
S’épuise en plaintes combien vaines
Parce que jamais plus je ne les reverrais !

(Emily Brontë)
Découvert chez Lara ici

 

 

 

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BROUILLARD LÉGER SUR LA COLLINE (Emily Jane Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



 

 

BROUILLARD LÉGER SUR LA COLLINE

Brouillard léger sur la colline
Et qui ne parle pas d’orages pour demain :
Le jour a pleuré tout son saoul,
Épuisé sa réserve de muet chagrin.

Oh! je suis revenue aux jours de ma jeunesse,
Me voici enfant à nouveau,
Et de sous le toit paternel où je m’abrite,
De la porte du vieux château,

Je regarde le soir lourd de nuées descendre
Après une journée de pluie :
Des brumes bleues d’été, de tendres brumes tendent
Les montagnes de l’horizon.

Une moiteur imprègne la longue herbe verte,
Telles les larmes du matin,
Et des bouffées de senteur passent comme en rêve,
Respirant les jours anciens.

***

MILD THE MIST UPON THE HILL

Mild the mist upon the hill
Telling not of storms to-morrow;
No; the day has wept its fill,
Spent its store of silent sorrow.

Oh, I’m gone back to the days of youth,
I am a child once more;
And ‘neath my father’s sheltering roof,
And near the old hall door,

1 watch this cloudy evening fall,
After a day of rain:
Blue mists, sweet mists of summer pall
The horizon’s mountain-chain.

The damp stands in the long, green grass
As thick as morning’s tears;
And dreamy scents of fragrance pass
That breathe of other years.

(Emily Jane Brontë)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Viens t’asseoir (Emily Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



Viens t’asseoir sur cette pierre au soleil
La lumière est d’hiver sur les landes sans fleurs —
Mais assieds-toi — car nous sommes tout seuls
Et clairs se déploient du ciel les rivages sereins

Je croirais voir avec toi dans l’herbe flétrie
Les guirlandes du printemps près d’éclore
La violette jeter peut-être un éclair timide
Les jeunes feuilles jaillir parmi les fougères

***

Come sit down on this sunny stone
Tis wintery light o’er flowerless moors —
But sit — for we are all alone
And clear expand heaven’s breathless shores

I could think in the withered grass
Spring’s budding wreaths we might discern
The violet’s eye might shyly flash
And young leaves shoot among the fern

(Emily Brontë)

 Illustration

 

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MON PLUS GRAND BONHEUR, C’EST QU’AU LOIN (Emily Jane Brontë)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2017



 

MON PLUS GRAND BONHEUR, C’EST QU’AU LOIN

Mon plus grand bonheur, c’est qu’au loin
Mon âme fuie sa demeure d’argile,
Par une nuit qu’il vente, que la lune est claire,
Que l’oeil peut parcourir des mondes de lumière —
Que je ne suis plus, qu’il n’est rien —
Terre ni mer ni ciel sans nuages —
Hormis un esprit en voyage
Dans l’immensité infinie.

***

I’M HAPPIEST WHEN MOST AWAY

I’m happiest when most away
I can bear my soul from its home of clay
On a windy night when the moon is bright
And the eye can wander through worlds of light—

When I am not and none beside—
Nor earth nor sea nor cloudless sky—
But only spirit wandering wide
Through infinite immensity.

(Emily Jane Brontë)

Illustration

 

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