Arbrealettres

Poésie

Quand dans la compagnie des dieux, j’aimais et étais aimée (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2017



Hilda Doolittlejpg

Les murs ne tombent pas
[5]

Quand dans la compagnie des dieux,
j’aimais et étais aimée,

jamais mon esprit ne fut ému
jusqu’à tel délire,

mon coeur animé
jusqu’à tel plaisir,

comme ainsi, de trouver
plus que l’Amour, un nouveau Maître :

à Lui, la trace dans le sable
depuis un prunier en fleur

à la porte entrouverte d’un abri,
(ou trace aurait pu être

mais le vent efface les pas dans le sable,
qu’ils soient vus ou pas) :

à lui, le Génie dans la jarre
que trouve le Pêcheur,

il est Mage
portant la myrrhe.

***

When in the company of the gods,
I loved and was loved,

never was my mind stirred
to such rapture,

my heart moved
to such pleasure,

as now, to discover
over Love, a new Master:

His, the track in the sand
from a plum-tree in flower

to a half-open hut-door,
(or track would have been

but wind blows sand-prints from the sand,
whether seen or unseen) :

His, the Genius in the jar
which the Fisherman finds,

He is Mage,
bringing myrrh.

(Hilda Doolittle)

 

 

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