Arbrealettres

Poésie

LES MORTS (Manuel del Cabral)

Posted by arbrealettres sur 7 juillet 2017



LES MORTS

Les morts livrent leurs squelettes à la terre
mais jamais leur liberté.

L’air que leur refusèrent ceux qui possèdent la matière
est de trop maintenant.

Cet espace douteux qu’on attribua à leurs souliers
est de trop maintenant.

Le cercueil qu’on voulut toise de leur cadavre
est de trop maintenant.

Et la goutte de mer que l’avocat laissa tomber depuis leur front
est de trop maintenant.

Que voulez-vous, rien sur la terre n’a l’ampleur,
la profondeur montante de ceux qui ont fermé leurs regards tels des portes futures.

(Manuel del Cabral)

Illustration: József Rippl Rónai

 

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