Arbrealettres

Poésie

LE VISAGE (Edwin Muir)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2017



LE VISAGE

Regardez-moi avec toutes les terreurs de mon destin,
Les épaves rouillées qui pourrissent dans mes océans,
Et l’ovale impassible de mon visage
Qui suit vaguement les usages de la lune
Et complait inexplicablement par sa forme
Simple ornement fugace de l’os anguleux.

J’aurais dû porter un masque de terreur, dissuader
Effrayer l’espoir et la foi,
À moitié chair, à moitié champ de bataille et d’ornières.
Au contraire, je suis mer estivale, souriante
Endormie tandis que le soleil, de l’une à l’autre
De mes rives et les tueurs à forme d’étoiles s’empiffrent et jouent.

***

The Face

See me with all the terrors on my roads,
The crusted shipwrecks rotting in my seas,
And the untroubled oval of my face
That alters idly with the moonlike modes
And is unfathomably framed to please
And deck the angular bone with passing grace.

I should have worn a terror-mask, should be
A sight to frighten hope and faith away.
Half charnel field, half battle and rutting ground.
Instead I am a smiling summer sea
That sleeps while underneath from bound to bound
The sun- and star-shaped killers gorge and play.

(Edwin Muir)

Illustration: Constantin Brancusi

 

Publicités

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :