Arbrealettres

Poésie

Te voilà pris dans l’engrenage étincelant (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2017



Te voilà pris dans l’engrenage étincelant,
l’ongle d’abord, la main, puis le bras,
et ce qui compte n’est pas tellement la souffrance
somme toute légère en regard de l’horrible blessure,
mais la patiente précision de la machine.
Un matin de coqs et de collines,tu t’éveilles dans une aube rouge,
la lumière est rouge, le mur rouge,
le lit, la main, la porte…
Un torrent rouge après ces longues pluies
soudain te déracine et te charrie
vers quel rivage abandonné des vents,
parmi la blancheur immobile des marbres.

(Jean Joubert)

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