Arbrealettres

Poésie

Réveil (Ernest Raynaud)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2017



Illustration: Andrew Murray
    
Réveil

Un rêve que suscite un espoir illusoire
Ainsi qu’un bel été dispense son azur,
Au coeur pauvre que doit élire le Futur
A donné tout ce qu’il pouvait donner de gloire.

On a tenu l’Armide nue aux seins d’ivoire,
Dont la lèvre est aussi saignante qu’un vin pur.
Alors que vous venaient des lointains, roulés sur
Les mers, les cris d’un peuple acclamant la Vicloire,

Hélas ! voici l’instant farouche du réveil,
Les yeux s’ouvrant dans la nuit de notre soleil
Tout effarés de ne voir plus la douce Armîde ;

Voici la vie, hélas ! revenue, et la main
Tendue encore à l’or fréquent d’un songe vain,
Qui se referme avec tristesse sur le vide.

(Ernest Raynaud)

 

Recueil: Chairs profanes
Editions: Léon Vanier

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