Arbrealettres

Poésie

Archive for 22 juillet 2017

Nous serons chant (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


 

Si le veut ton souffle
nous serons chant
Racines mêlées
branches enlacées
Toutes voix unique voie
Tous échos unique houle

Sur ta plage murmurante
nous nous entendrons
Silence

(François Cheng)

 

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Au cœur de la voie (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


Oui, de toi nous avons entendu :

Le vrai silence est au bout des mots
Mais les mots justes ne naissent
qu’au sein du silence

De même

La vraie voie se continue par la voix
Mais la juste voix ne surgit
qu’au cœur de la voie

(François Cheng)

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Me voici! (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


Ton regard tout de rêve et d’attente
Si offert à la transparence qu’à jamais
l’aube y dépose sa promesse

Aube de la vie, aube de ta vie, attendant
Qu’au fond de la nuit s’esquisse une âme sœur
et lentement prenne corps l’être de ton rêve
Sachant faire siens faim et soif, gel et flamme

Suivre en silence le courant des murmures
et remonter jusqu’à la source des larmes
Faire fi des saisons, des lointains
sur le long chemin qui mène vers toi

Cueillir en passant rosées d’été, pétales d’automne
frissons des grillons, laudes de l’alouette
Pénétrer l’intime de la moindre fibre
des feuilles, des fleurs, puis des fruits

Être humble assez pour entendre l’impalpable
dévoiler l’indicible, épouser l’inouï
Se dépouiller tel un arbre en hiver
ouvert aux affres et aux effrois

Dressant ses branches contre le ciel étoilé
Franchissant une à une les couches de la nuit
Et venir enfin
au-devant de la transparence de l’aube

Et te dire, avec l’évidence du jour,

«me voici!»

(François Cheng)

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Les absents (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


Parfois les absents sont là
Plus intensément là
Mêlant au dire humain
au rire humain
Ce fond de gravité
Que seuls
ils sauront conserver
Que seuls
ils sauront dissiper

Trop intensément là
Ils gardent silence encore

(François Cheng)

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Ne nous délaisse pas Toi le féminin (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


Toi le féminin
Ne nous délaisse pas
Car tout ce qui n’est pas mué en douceur
ne survivra pas

Toi qui survivras
Révèle-nous ton mystère que peut-être
Toi-même tu ignores
sinon le mystère ne serait pas

N’est-ce pas que le printemps est empli
d’oiseaux dont l’appel se perd au loin
Que l’été nous écrase de son incandescence
dont la senteur nous poigne jusqu’aux larmes
Que l’automne nous laisse désemparés
par son trop-plein de couleurs, de saveurs
Que l’ultime saison rompt le cercle
Nous plongeant dans l’abîme
de l’inguérissable nostalgie
Mais en toi demeure le mystère que peut-être
toi-même tu ignores

En toi ce qui est perdu, ce qui est à venir :
Etang d’avant la pluie au furtif nuage
Colline après l’orage au contour plein

Ne nous délaisse pas
Toi le féminin
Hormis ton sein
quel lieu pour renaître ?

(François Cheng)

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Que savons-nous (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


 

Que savons-nous des Anciens,
De leurs joies et de leurs peines?
Que savons-nous de nous-mêmes,
De nos peines et de nos joies?
D’autres que nous retrouveront
L’écho d’un soir sur le pré,

Parmi les rosées, rires, cris …

(François Cheng)

 

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Instant un cœur qui bat (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


Mais l’oiseau point d’empreinte
Ne laisse. Son empreinte est
Son vol même. Nulle trace
Autre que l’instant-lieu,
Joie du pur avènement :
Lieu deux ailes qui s’ouvrent,

Instant un cœur qui bat.

(François Cheng)

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Ne quémande rien (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017



 

Ne quémande rien. N’attends jamais
D’être payé de retour. Le pur souffle
Que tu propages doit faire le long tour,
Par-delà tes jours. Te reviendra
En orties, ou en pierres, peu importe.
Il t’accompagnera dans ta marche
Plus loin que toi le long de la Voie.

(François Cheng)

Découvert chez Lara ici

 

 

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Le centre est là (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


Le centre est là
D’où jaillit
le souffle rythmique
En vivifiante vacuité

Sans qu’on s’y attende
Autour de soi
et droit au cœur
Voici les ondes
Natives et vastes
Résonnant
Depuis l’ici même
jusqu’au plus lointain
De leur toujours déjà là
de leur toujours commençante
Mélodie

(François Cheng)

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Nues (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 22 juillet 2017


hautecoeur-nuees-5

Aux imminentes nues
l’été se révèle transparence
De la chair fragrance
plus que le toucher aérienne

Par les brèches des ruines
arrivent les senteurs d’orage
Soif devenant don
hors-ciel dahlias du jour …

Aux imminentes nues
la terre soudain s’ouvre aux larmes
Proche du corps du coeur
pluie de pétales, extase d’étoiles

(François Cheng)

Illustration

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