Arbrealettres

Poésie

Les murs qui me serrent (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2017



Illustration: Euan Macleod  
    

Les murs qui me serrent
n’étouffent pas le dégoût
qui doit coller à mon sang
comme à la gorge un crachat.

Le soleil passe dans mon regard
comme il passe dans les fenêtres
qui luisent désespérément le soir
comme des tas de houille sans feu.

Pareille à un oiseau abattu,
la rue est plaquée au sol,
ayant perdu jusqu’à son ombre,
jusqu’à son propre poids.

Je traverse seul la terre
sans rien voir de mes yeux ouverts
et je ne rencontre personne
qui prenne le même chemin que moi.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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