Arbrealettres

Poésie

Archive for 23 août 2017

Un impossible me tue (Coplas Poèmes Andalous)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




    
Un impossible me tue;
d’un impossible je meurs;
impossible est d’atteindre
l’impossible que je veux.

(Coplas Poèmes Andalous)

 

Recueil: Coplas Poèmes de l’amour andalou
Traduction: Guy Lévis Mano
Editions: Allia

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Je voudrais un immense amour (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017



    
Je voudrais un immense amour,
et emporter ma bien-aimée devant l’infini du désert;
et la nuit, sous les étoiles d’or,
l’âme abîmée dans le silence des solitudes démesurées,
rêver, oublier, mourir devant ce vide magnifique !

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comme dans les flots profonds (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




    
Comme dans les flots profonds le plongeur de Schiller,
ainsi plus d’une pensée meurt
d’être entrée trop avant
dans les choses obscures.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le peuple des étoiles (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017



Illustration: Philippe Abril
    
Le peuple des étoiles à travers l’infini
silencieusement s’avance, comme une caravane,
et il ne sait où Dieu le mène.

Qu’importe aux choses ?
— La nuit sur les forêts répand le souffle des forces invincibles;
et de jeunes fleurs palpitent, qui semblaient endormies,
et se rapprochent muettes pour de calmes amours.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

RHAPSODIES HONGROISES (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




    
RHAPSODIES HONGROISES

Penché sur son violon, et pâle,
comme si son archet jouait sur son coeur,
il débuta par un chant douloureux,
autant que lui semblait la vie.

Mais peu à peu ses yeux s’éclairèrent;
il regarda l’espace, le grand espace, plein de soleil,
et se mit à jeter plusieurs notes joyeuses.
Elles s’en allèrent, s’envolèrent, puis revinrent :

il semblait heureux avec elles;
elles s’en allèrent, s’envolèrent, puis revinrent,
et soudain se firent étincelantes et rapides,
et emportèrent son âme dans une ronde ardente,
au sein d’un éblouissant tourbillon,
d’amour sans doute et de lumière.

Et l’archet semblait devenu fou et ivre mordait les cordes,
comme l’amant mord l’amante.
Mais, tout à coup, le violon sanglota,
et reprit son chant monotone, et si triste,
qu’il rappelait l’horreur de la vie.

Le violon pleurait, en contant sa triste légende.
Il répandait des sanglots si pressés :
et Celle, aux pieds de laquelle tombait sa plainte,
aux pieds de laquelle venait mourir
le sombre désespoir de sa plainte,
était si royalement assise sur un trône d’ivoire,
dans les solitudes de sa beauté !

Et son regard superbe et sa pensée étaient si loin,
si loin de la terre et des hommes,
qui se sentaient pris de vertige devant l’abîme de ses yeux !

Et le chant cependant voulut s’élever jusqu’à elle;
et il monta en effet, grandit, et devint si fort,
qu’il emporta la Vierge royale par delà les prairies des étoiles,
dans un silencieux désert, où, solitaire et précieuse,
se dressant comme un lis magnifique, elle ne fleurissait que pour lui.

— Une corde cassa,
et l’âme du musicien retomba du ciel sur la terre.
Qu’ai-je besoin du monde des vivants,
de la terre, du ciel et des astres ?
De mon violon je fais jaillir un ciel bleu,
frissonnant d’étoiles,
et dans la grande nuit étoilée,
dans la nuit d’été de mon âme,
m’apparaît, sous ses lourds cheveux noirs,
avec son visage de morte,
la Reine en robe orientale,
que mes yeux attendent toujours !

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je me contredis à toute heure (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

Je me contredis à toute heure :

mon âme est comme l’onde, mobile et changeante,
parfois lumière et or, reflétant un grand ciel d’azur,

parfois livide, sombre, glacée, morbide,
triste comme un marais d’automne,
fouetté par une pluie grisâtre
ou par un vent funèbre et gémissant.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un mystère repose (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Un mystère repose, un mystère d’amour,
au fond de certaines fleurs
et de certaines nuits tièdes;

mais les mots malaisément expriment
ce qu’enseignent les choses silencieuses.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Que de ténèbres j’ai traversées (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017



Illustration: Jeannie Lynn 
    

Que de ténèbres j’ai traversées,
que d’épouvantes et de souffrances!

Et cependant, malgré l’horreur et la nuit du gouffre,
je suis revenu à la surface;

— j’ai revu le sourire de l’enfant, la candeur des vierges,
la sainteté des mères, la grandeur des héros,
toutes ces clartés de l’âme humaine :

— et j’ai de nouveau douté de l’omnipotence du Mal,
comme j’avais fait jadis de celle de Dieu, de sa pureté, de sa bonté.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La pauvre tête de mort (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




    
La pauvre tête de mort,
elle éclate de rire, au souvenir de la vie terrestre.

Au souvenir de ses passions, de ses rêves, de ses amours,
la pauvre tête de mort,
elle éclate de rire.

Elle se rappelle ses orgueils, ses croyances,
et ce qu’elle appelait ses pensées,
et elle éclate de rire,l’horrible tête de mort,
pendant que les vers, qui grouillaient en elle,
la quittent, ayant fini leur oeuvre.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Femme (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 23 août 2017




    
Femme, vide magnifique,
miroir lumineux du néant, fugitive image,
qui souvent rassembles en toi tout le mystère
et toutes les cruelles splendeurs
de la Nature créatrice,

pourquoi t’étonner que quelques-uns pâlissent,
lorsqu’ils s’approchent de tes lèvres,
et viennent goûter entre tes bras
une mort délicieuse et profonde?

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :