Arbrealettres

Poésie

Parfois le train rase des maisons grises (Tommaso Landolfi)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017



Parfois le train rase des maisons grises.
A la fenêtre une femme opulente
Regarde en coin ; derrière elle l’obscur
Théâtre de sa vie,
Les noirs objets usés,
La lampe poussiéreuse au fond
De sa chambre morte au soleil et au vent.

Dame Abomination, reine Epouvante,
Comment, comment vivre ainsi ?
Moi je ne fais que passer, par hasard :
Laissons la pauvre à ses terreurs.

Ô, malheureuse, suis-moi et tu sauras
Qu’il est encore plus sombre et poussiéreuse vie,
Mort plus grande et soleil plus petit.

***

Talvolta il treno rade bige case :
Alla finestra prosperosa donna
Torva riguarda ; dietro a lei l’oscuro
Teatro del suo vivere,
La tetra suppellettile consunta,
La polverosa lampada dal fondo
Della sua stanza morta al sole e al vento.

Mastro Abominio, re Spavento,
E come, cosi vivere ?
Io sono qui di passo, per ventura :
Lasciamo la meschina al suo terrore.

O, sciagurata, seguimi e saprai
Che v’è più tetra e polverosa vita
E maggior morte e minor sole.

(Tommaso Landolfi)


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