Arbrealettres

Poésie

A HÉLÈNE (Edgar Allan Poe)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2017




A HÉLÈNE

Hélène, pour moi, ta beauté
Est pareille à ces nefs antiques de Nicée,
Qui, paisiblement, sur une mer embaumée,
Portaient le voyageur défait et fatigué
Jusqu’à son rivage natal.

Moi, l’éternel errant des mers du désespoir,
Tes cheveux hyacinthe, tes traits de madone,
Tes airs de nymphe m’ont au logis ramené
Vers la gloire que fut la Grèce
Et vers la grandeur que fut Rome.

Là, dans l’encadrement de ta haute fenêtre,
Et tenant cet objet d’onyx, lampadophore !
Ne m’apparais-tu pas telle quelque statue,
Psyché, fille des régions
Qui sont la Terre Sainte ?

***

Helen, thy beauty is to me
Like those Nicéan barks of yore,
That gently, o’er a perfumed sea,
The weary, wayworn wanderer bore
To his own native shore.

On desperate seas long wont to roam,
Thy hyacinth hair, thy classic face,
Thy Naiad airs have brought me home
To the glory that was Greece
And the grandeur that was Rome.

Lo! in yon brilliant window-niche
How statue-like I see thee stand,
The agate lamp within thy hand!
Ah! Psyche, from the regions which
Are Holy-land!

(Edgar Allan Poe)

Illustration: Evelyn De Morgan

 

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