Arbrealettres

Poésie

LES DIMENSIONS DU JOUR (IX) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2017




    
LES DIMENSIONS DU JOUR (IX)

Du soleil il ne demeure que quelques étoiles
qui tournent lentement avec le ciel
et le jour pour lequel l’univers n’était pas assez grand
se laisse capturer dans les lampes.

De toi je ne discerne plus qu’une épaule
comme un couchant au bord du drap,
qu’une tempe où, telle une source,
le sang fait remuer ses herbes les plus hautes.

Mais tes yeux fermés sont les bourgeons
d’où va surgir demain toute la forêt
et la voix que tu gardes, posée sur tes lèvres,
donnera, en me nommant, un nom au silence.

La nuit continue à marcher de son pas de géant
sur chaque semence de la terre,
sur ta gorge vissée à fond dans mes mains,
sur le rêve où nous allons nous rencontrer.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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