Arbrealettres

Poésie

Archive for 8 septembre 2017

PRIERE (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
PRIERE

Toi qui emplis ma coupe de nectar divin,
Que sa chaleur me révèle à moi-même!

Fais de l’amour mon guide,
Que ton souffle ardent fasse jaillir de ma poussière une flamme hardie!

Lorsque je serai mort, fais de ma cendre une lampe
qui brille dans le désert au feu de ma douleur.

(Mohammad Iqbal)

 

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Je suis comme un parfum (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration
    
Je suis comme un parfum errant en ce jardin,
Je ne sais ni ce que je cherche ni ce que j’espère
Que l’ardeur de mon désir soit ou non apaisée,
Je suis torturé par sa brûlure.

(Mohammad Iqbal)

 

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Tu t’es ouvert une voie (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration: Karen L’Hemeury
    
Tu t’es ouvert une voie jusqu’aux étoiles
Mais tu n’as pas conscience de ton moi.
Regarde en toi-même et que ta semence
Jaillisse comme l’arbre du sein de la terre!

(Mohammad Iqbal)

 

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LE CHANT DU TEMPS (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration: Josephine Wall 
    
LE CHANT DU TEMPS

Le soleil est dans mon coeur, les étoiles se cachent dans les plis de ma tunique.
Si tu me contemples, je ne suis rien; si tu regardes en toi, je suis toi-même.
Dans les villes et dans les campagnes, dans les palais et dans les chaumières,
Je suis la douleur et ce qui l’apaise, je suis la joie infinie.

Je suis l’épée qui déchire l’univers, je suis la Source de Vie.
Les Gengis Khan et les Tamerlan ne sont qu’une poignée de ma poussière,
Le bruit et la fureur de l’Europe ne peuvent rivaliser avec le plus infime de mes échos.
L’homme et son univers ne sont que l’une de mes esquisses,
C’est avec le sang de son cceur que je colore mon printemps.

Je suis flamme ardente, je suis divin paradis.
Ô étrange mystère! Je suis à la fois immobile et en marche,
L’éternité se reflète dans ma coupe éphémère.
Mille mondes rutilants sont enfouis dans mon coeur,
Mille étoiles filantes et mille globes d’azur.

Je suis le manteau de l’humanité et la robe de la divinité.
Je suis le maître du destin et le créateur de la liberté.
Tu es l’amant de Leila et moi le désert de ton amour.
Je suis au-delà de ta quête, inaccessible comme l’esprit.

Je suis le secret de ton coeur et tu es le secret du mien;
Caché au fond de toi-même, je me manifeste à travers toi.
Je suis le voyageur et toi le but du voyage. Je suis le champ et toi la moisson.
Tu es la musique des musiques, tu es l’âme de la vie.

Ô vagabond pétri d’argile, vois comme ton coeur est immense!
Un océan sans limites enfermé dans une coupe
dont les lames de fond sèment la tempête.

(Mohammad Iqbal)

 

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Fais-moi exister par la vertu de ton regard (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



    

Ô toi qui considères le monde comme existant en dehors de toi, écoute!
Ces montagnes et ces déserts, ces océans et ces pierres,
Ce monde des couleurs et des parfums, sont notre bouquet,
Etrangers à nous et cependant intimement liés à nous.
Un seul regard du moi a réuni
La terre et le ciel, le soleil et la lune.

Notre coeur possède vers eux une voie d’accès secrète
Car tout être n’existe que par la grâce du regard.
Si nul ne le voit, le monde est sans valeur,
Si quelqu’un le voit, il devient montagnes et océans.
Le monde n’est précieux que parce que nous le voyons.
Son arbre croit en même temps que nous.
Le problème du sujet et de l’objet est un mystère;
De chaque atome s’élève une prière :

« Ô toi qui vois, fais de moi ton objet,
Fais-moi exister par la vertu de ton regard. »

La perfection pour une chose c’est d’être là,
Son imperfection, de n’être pas devant nos yeux,
De ne pas être illuminée par notre conscience.
Le monde n’est que notre manifestation
Car sans nous ce spectacle de sons et de lumières n’existerait pas.

(Mohammad Iqbal)

 

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Sois illuminé (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration
    
Sois illuminé par la clarté de ce que tu vois,
Reste debout sinon tu cesseras d’exister.

En Sa présence sois fort et en possession de toi-même,
Ne te perds pas dans l’océan de Sa lumière.

Donne à ton atome un éclat assez vif
Pour qu’il brille au voisinage du soleil!

(Mohammad Iqbal)

 

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Quelle frénésie (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
Quelle frénésie,
ô mon Dieu, habite le monde!

Tu as tout enivré
avec une seule coupe.

Tu as fait communier
le regard avec le regard

Mais tu as séparé
le coeur du coeur
et l’âme de l’âme.

(Mohammad Iqbal)

 

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Le caillou que tu regardes (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
Le caillou que tu regardes
Peut devenir diamant
par la vertu de ton désir.

Ô esclave de l’or!
Ton prix ne s’évalue pas avec de l’or

Car l’or n’est or
que par la grâce de ton regard.

(Mohammad Iqbal)

 

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Que cherches-tu? (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration: Gao Xingjian
    
Que cherches-tu?
D’où vient ton émoi ?

Puisqu’Il n’a pas de voile,
c’est toi qui es voilé.

Cherchant,
tu te trouveras toi-même,

Te cherchant,
c’est Lui que tu trouveras.

(Mohammad Iqbal)

 

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Je connais le secret (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017




    
Je connais le secret de l’âme et du corps,
Je ne crois pas que la mort me soit un objet d’épouvante.
Qu’importe si un monde s’évanouit à ma vue,
J’ai Cent autres univers dans le coeur!

(Mohammad Iqbal)

 

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