Arbrealettres

Poésie

CHANT FUNEBRE (Bedros Tourian)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017



 

CHANT FUNEBRE

Voici que s’approchent les heures de ma mort,
Je ne ressens plus toutes mes douleurs,
Je me sépare de toi, ma charmante fleur,
Mais mes pauvres yeux ne cessent de te voir,
Comment me séparer, mon amour est si ardent
Mais c’est inutile, c’est Dieu qui est mon maître.

Patiente un peu, ô mort terrible,
N’as-tu pas pitié de mon cœur douloureux ,
Patiente un peu que je tienne mon amour
Et après cela que je dorme tranquille.
Comment me séparer, mon amour est si ardent
Mais c’est inutile, c’est Dieu qui est mon maître.

Quand je pense que dans un ou deux heures,
Vont me recouvrir, la terre et les vers,
Vont me percer, me perforer de tous côtés,
Mon tendre corps vont le sacrifier.
Comment me séparer, mon amour est si ardent
Mais c’est inutile, c’est Dieu qui est mon maître.

(Bedros Tourian)

Découvert ici Poèmes arméniens

Illustration: Steve Emmett

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