Arbrealettres

Poésie

La beauté vivante (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2017


 


 

La beauté vivante

J’oblige, parce que la mèche et l’huile sont épuisées
Et que gelés sont les canaux du sang,
Mon coeur peu content à tirer contentement
De la beauté qui sort d’un moule où elle fut coulée
En bronze, ou de celle qui apparaît dans le marbre aveuglant,
Qui apparaît, mais qui lorsque nous nous éloignons s’éloigne,
Car elle est plus indifférente à notre solitude
Que si elle était une apparition. Ô mon coeur, nous sommes vieux ;
La beauté vivante est pour de plus jeunes hommes :
Nous ne pouvons lui payer son tribut de larmes dévorantes.

***

The living beauty

I bade, because the wick and oil are spent
And frozen are the channels of the blood,
My discontented heart to draw content
From beauty that is cast out of a mould
In bronze, or that in dazzling marble appears,
Appears, but when we have gone is gone again,
Being more indifferent to our solitude
Than ’twere an apparition. O heart, we are old ;
The living beauty is for younger men :
We cannot pay its tribute of wild tears.

(William Butler Yeats)

Illustration: Theodore Chassériau

 

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