Arbrealettres

Poésie

Tu connaissais l’été à son odeur (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2017



Tu connaissais l’été à son odeur,
le silence très ancien
du mur, l’ardeur des cigales,
tu inventais la lumière acidulée
tombant à pic, l’ombre brève
où le gamin s’est endormi,
le brillant des épaules.
C’est ce qui t’aveugle, le soleil de la peau.

***

Conhecias o verão pelo cheiro,
o silêncio antiquíssimo
do muro, o furor das cigarras,
inventavas a luz acidulada
a prumo, a sombra breve
onde o rapazito adormecera,
o brilho das espáduas.
E o que te cega, o sol da pele.

(Eugénio de Andrade)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration: Charles J. Dwyer Jr

 

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