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Poésie

Archive for 27 septembre 2017

L’amour est une bougie (Pierre-Albert Birot)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



 

L’amour est une bougie
Qui coule
Dont le coeur est le bougeoir

(Pierre-Albert Birot)

 

 

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Miroir dis-moi voir (Valérie Rouzeau)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



Miroir dis-moi voir
c’est ma tête ?

(Valérie Rouzeau)

Illustration

 

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Eh bien oui le passé me pousse (Pierre-Albert Birot)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



 

Eh bien oui le passé me pousse
Et l’avenir me tire
Mais je veux que ma course
Ne soit de bout en bout qu’un bel éclat de rire

(Pierre-Albert Birot)

 

 

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Maintenant comment poursuivre ? (Israël Eliraz)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



maintenant comment poursuivre ?

(…)

Sur la route des morceaux de route,
fragments incontrôlables,
remarques.

De cela, l’essentiel, je dois parler ici
sans expliquer
la rivière trace une ligne toujours ferme devant moi.
Je ne la comprends pas.

Le vert se réveille de gauche à droite
et plie ses ombres.

Les oiseaux sortent de leur corporalité
ils plongent dans la matière
ils en creusent le blanc

simple geste absent, extrait
de ce qui bouge sans arrêt.

Y a-t-il ici du sens ?

Ma marche vers la maison éclaire-t-elle quelque chose ?

(Israël Eliraz)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Adamov Alexey

 

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Emotions (Carl Jung)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



Illustration
    
Sans émotions
il est impossible de transformer les ténèbres en lumière
et l’apathie en mouvement.

(Carl Jung)

 

 

 

 

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Tu ne peux plus (Thomas Wolfe)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



Tu ne peux plus rentrer chez toi

(Thomas Wolfe)

Illustration: Alberto Giacometti

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La vie oscille (Schopenhauer)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



 

pendule-energetique [1280x768]

La vie oscille, comme un pendule,
de la souffrance à l’ennui

(Schopenhauer)

 

 

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Nouveauté radicale (Walter Benjamin)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



 

Il n’y a pour les hommes tels qu’ils sont aujourd’hui,
qu’une nouveauté radicale,
et c’est toujours la même : la mort.

(Walter Benjamin)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Je l’ai écrit et je l’écrirai pendant l’éternité (Auguste Blanqui)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



L’univers tout entier est composé de systèmes stellaires.
Pour les créer, la nature n’a que cent corps simples à sa disposition.
Malgré le parti prodigieux qu’elle sait tirer de ces ressources
et le chiffre incalculable de combinaisons qu’elles permettent à sa fécondité,
le résultat est nécessairement un nombre fini,
comme celui des éléments eux-mêmes,
et pour remplir l’étendue,
la nature doit répéter à l’infini
chacune de ses combinaisons originales ou types.

Tout astre, quel qu’il soit, existe donc en nombre infini
dans le temps et dans l’espace,
non pas seulement sous l’un de ses aspects,
mais tel qu’il se trouve à chacune des secondes de sa durée,
depuis la naissance jusqu’à la mort.
Tous les êtres répartis à sa surface,
grands ou petits, vivants ou inanimés,
partagent le privilège de cette pérennité.

La terre est l’un de ces astres.
Tout être humain est donc éternel
dans chacune des secondes de son existence.
Ce que j’écris en ce moment dans un cachot du fort du Taureau,
je l’ai écrit et je l’écrirai pendant l’éternité,
sur une table, avec une plume, sous des habits,
dans des circonstances toutes semblables. Ainsi de chacun.

Toutes ces terres s’abîment, l’une après l’autre,
dans les flammes rénovatrices,
pour en renaître et y retomber encore,
écoulement monotone d’un sablier
qui se retourne et se vide éternellement lui-même.
C’est du nouveau toujours vieux,
et du vieux toujours nouveau.

(Auguste Blanqui)

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BELLE QUI M’AVEZ BLESSÉ (Pierre Guédron)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2017



Illustration: Anne-Marie Zilberman
    
BELLE QUI M’AVEZ BLESSÉ

Belle qui m’avez blessé d’un trait si doux,
Helas ! pour – quoy me laissez vous ?
Moy qui languis d’un cruel désespoir
Quand je suis sans vous voir.

Las ! vous emportez en ce triste départ
De mon cœur la meilleure part,
Et vous laissez l’autre en proye aux douleurs
Aux soupirs et aux pleurs.

Ou me rendez l’une, ou belle par pitié
Ne laissez pas l’autre moytié :
On bien donnez d’un pitoyable effort
A toutes deux la mort.

Le ciel se troublant et changeant de couleur
M’assiste à plaindre mon malheur,
Et de ses eaux mon deuil accompagnant,
Ces déserts va baignant.

Si de mes ennuis que je ne puis cacher
Quelque regret vous peut toucher,
Consolez-moy belle d’un doux espoir
De bien tost vous revoir.

***

Fair lady who had wounded me with so sweet an arrow,
Alas! why are you leaving me?
I who languish in cruel despair
When I do not see you.

Alas! In this sad departure you carry away
The best part of my heart
And leave the other in the grip of suffering
With sighs and tears.

Either give me back one half or, my beauty,
For pity’s sake, do not leave the other:
Or else, with a pitiful effort,
Give death to both.

The sky, becoming cloudy and changing colour,
Helps me lament my misfortune,
And with its waters accompanying my mourning,
Bathes these deserts.

If, of my worries, which I cannot hide,
Some regret might touch you,
Console me, fair lady, with the sweet hope
Of seeing you again soon.

***

Ihr Schöne, die so zart verletzt‘t mich,
Ach! Warum verlasst ihr mich?
Ich, der ich mich gar verzehre vor grausamer Verzweiflung,
Wenn ich kann nicht Euch seh‘n.

Ach weh, bei Eurem tristen Abschied
Mein bestes Herz Ihr mit Euch nehmt,
Und übereignet so den andren der Qual,
Den Seufzern und dem Tränental.

So gebet mir entweder die eine oder, meine Schönste, aus Mitleide
Lasset nicht die andre Hälfte.
Oder aber mit erbarmender Bemühung
Gebt beiden dann den Tod!

Der Himmel in sein‘ Verwirrung und Wechsel der Couleur
Mir hilft beklagen also mein eigenes Malheur,
Und mit seinen Wassern begleitet meinen Kummer
Und auch dies Elend er benetzt.

Wenn von mein‘ Nöten, die ich nicht kann verhehlen,
Bedauern Euch mag doch berühr‘n,
Dann, Schönste, tröstet mich gar sanfte mit Hoffnung
Auf ein zeitig‘ Wiederseh‘n.

(Pierre Guédron)

 

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