Arbrealettres

Poésie

Archive for 29 septembre 2017

Le temps n’a pas d’être (Paul Ricoeur)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017



Illustration Catherine Millet
    
Le temps n’a pas d’être,
puisque le futur n’est pas encore,
que le passé n’est plus
et que le présent ne demeure pas.

(Paul Ricoeur)

 

Recueil: Temps et récit

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Quelque chose persiste (Paul Ricoeur)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




    
Que quelque chose persiste en changeant,
voilà ce que signifie durer.

(Paul Ricoeur)

 

Recueil: Temps et récit

Posted in méditations | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

L’homme (Paul Ricoeur)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




    
L’homme, c’est la joie du oui
dans la tristesse du fini.

(Paul Ricoeur)

 

Recueil: Philosophie de la volonté

Posted in méditations | Tagué: , , , , , | 2 Comments »

S’il y a une chose en mathématique (Alexandre Grothendieck)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017



    
S’il y a une chose en mathématique
qui me fascine plus que toute autre,
ce n’est ni le nombre, ni la grandeur,
mais toujours la forme.

Et parmi les mille et un visages
que choisit la forme pour se révéler à nous,
celui qui m’a fasciné plus que tout autre
et continue à me fasciner,
c’est la structure cachée
dans les choses mathématiques.

La structure d’une chose n’est nullement une chose
que nous puissions « inventer ».
Nous pouvons seulement la mettre à jour patiemment,
humblement en faire connaissance, la « découvrir ».

(Alexandre Grothendieck)

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La croix de Belaygue (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




    
La croix de Belaygue

Ce n’est pas le corps qui se dégage de la pierre,
C’est elle qui l’envahit
Et les poignets sont pris
Et la tête penche sur l’épaule comme un début de colline.
Les muscles ont des attaches lointaines au-delà des routes
Avec les arbres, les talus, plus loin que l’horizon.
C’est une pierre dévorante
Qui hêle la croix dans mille branchages au carrefour
Et retient la nuit le voyageur supplicié
Dans une osmose géante qui élargit le ciel.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Déjà l’herbe brûlée (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017



Illustration: Edvard Munch
    

Déjà l’herbe brûlée,
Le sentiment des promesses tenues,
La lourdeur des fruits,
L’acceptation.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ceux qui foulèrent ce sentier (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Ceux qui foulèrent ce sentier
S’en sont allés.
Les collines sont mystérieuses.
Ils ne sont pas perdus dans les bleus lointains,
Dans l’humilité anonyme
Des passants.

Très tard, aux lieux où ils disparurent,
Un espace blanc

Que veille
Une présence désespérée.

Celui qui habite le chant, l’étage que je n’atteint pas,
Qui vit de l’air,
Prend souffle où je m’exténue.
La bête étrange du poème
Se retourne dans son sommeil
Et le poème tremble où les hommes se rassemblent.
Quel est celui qui a saisi ma vie ?

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A l’entrée du pays (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




    
A l’entrée du pays,
Passe, dit la branche de roses.
La bardane et le fenouil veillent,
Constellations du vent et du silence.
Seul le rythme intérieur du sang
Nous conduit. Nous sommes les vivants
Engagés vers l’autre côté des choses.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ramona (Fred Gouin)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




    
Ramona

Depuis le moment
Où je t’ai connue
Hélas follement
Je n’ai pas cessé
De penser à toi
Comme un insensé

Ramona, j’ai fait un rêve merveilleux
Ramona, nous étions partis tous les deux
Nous allions lentement
Loin de tous les regards jaloux
Et jamais deux amants
N’avaient connu de soir plus doux
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers
Et je donnerais tout pour revivre un jour
Ramona, ce rêve d’amour

Mais ce doux roman
N’était seulement qu’un rêve d’amant
Par ta cruauté
Tout autre a été
La réalité

Ramona, j’ai fait un rêve merveilleux
Ramona, nous étions partis tous les deux
Nous allions lentement
Loin de tous les regards jaloux
Et jamais deux amants
N’avaient connu de soir plus doux
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers
Et je donnerais tout pour revivre un jour
Ramona, ce rêve d’amour

(Fred Gouin)

Découvert ici: https://cequetesyeuxvairons.wordpress.com/

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Magnifiquement calme (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos     
Magnifiquement calme, inviolé, inchangé,
Le paysage guette. Il attend,
Familier.
A nous de choisir l’ombre bleue,
Les allées qui ouvriront le chemin.
Un petit vent comme un jeune chien nous accompagne,
Il gambade,
Il unit la terre à l’autre terre.

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :