Arbrealettres

Poésie

Ceux qui foulèrent ce sentier (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Ceux qui foulèrent ce sentier
S’en sont allés.
Les collines sont mystérieuses.
Ils ne sont pas perdus dans les bleus lointains,
Dans l’humilité anonyme
Des passants.

Très tard, aux lieux où ils disparurent,
Un espace blanc

Que veille
Une présence désespérée.

Celui qui habite le chant, l’étage que je n’atteint pas,
Qui vit de l’air,
Prend souffle où je m’exténue.
La bête étrange du poème
Se retourne dans son sommeil
Et le poème tremble où les hommes se rassemblent.
Quel est celui qui a saisi ma vie ?

(Jean Malrieu)

 

Recueil: EN PAYS DE VERTIGE
Editions: Le Verbe et l’Empreinte

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