Arbrealettres

Poésie

MAIS VOYEZ MON CHER ESMOY (Fabrice-Marin Caiétain)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2017



Illustration: Edmund Blair Leighton
    
MAIS VOYEZ MON CHER ESMOY

Mais voyez mon cher esmoy,
Voyez combien de merveilles,
Vous parfaites dedans moy,
Par vos beautés nompareilles
Vous parfaites dedans moy
Par vos beautés nompareilles

De telle façon vos yeux,
Votre ris, et vostre grace,
Vostre front et vos cheveus,
Et vostre angelique face.

Me brulent depuis le jour
Que j’en eu la connoissance,
Désirant par grande amour
En avoir la jouissance.

Que sans l’aide de mes pleurs
Dont ma vie est arrosée,
Long temps a que les chaleurs,
D’Amour l’eussent embrasée.

Au contraire vos beaux yeux,
Vostre ris, et vostre grace,
Vostre front et vos cheveus,
Et vostre angelique face.

Me gelent depuis le jour
Que j’en ai eu la connaissance,
Désirant par grande amour
En avoir la jouissance.

***

But see, my dear emotion,
See how many wonders
You bring to perfection in me
Through your matchless beauty

You bring to perfection in me
Through your matchless beauty.
In such a way your eyes,
Your smile and your grace,
Your brow and your hair,
And your angelic face

Have been burning me since the day
I frst knew them,
Wishing passionately
To have the pleasure of them;

So that, without the help of my tears
In which my life is soaked,
Long since the heat
Of Love would have set it ablaze.

On the contrary, your fair eyes,
Your smile and your grace,
Your brow and your hair,
And your angelic face

Have been freezing me since the day
I frst knew them,
Wishing passionately
To have the pleasure of them.

***

Seht nur meine Unruh‘,
Seht die vielen Wunder,
Die vollbrachtet Ihr in mir
Durch Eure Schönheit ohnegleich‘!

So entflammen Eure Äuglein,
Euer Lachen und Eure Anmut,
Eure Stirn und Euer Haar
Und Euer engelhaftes Antlitz

Mich seit dem Tag,
An dem ich sie erblickt‘
Und voll großer Lieb‘
Sie mein eigen nennen möcht‘.

Denn ohn’ die Hilfe meiner Zähren,
Die mein Leben stets benetzen,
Hätte längst die Liebesglut
Es in Brand gesetzt.

Im Widersatz Eure schönen Äuglein,
Euer Lachen und Eure Anmut,
Eure Stirn und Euer Haar
Und Euer engelhaftes Antlitz

Mich gefrieren lassen seit dem Tag
An dem ich sie erblickt‘
Und voll großer Lieb‘
Sie mein eigen nennen möcht‘.

(Fabrice-Marin Caiétain)

 

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