Arbrealettres

Poésie

Sur les hauts d’Esmoulières (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
Sur les hauts d’Esmoulières

1
dans ce matin il n’y a rien
qu’herbes jaunies broussailles mauves
le ciel mouvant tourne
sur ma tête

et pourtant

2
le corps s’avance et se durcit
Sur cette route de janvier
qui m’ouvre ses portes bleues

3
une parole pauvre et qui dénude
dans le vent du pays
et qui éclaire loin
à travers le chaos du siècle
voilà ce que je cherche

4
et plus j’avance
plus je perçois
cet archipel d’étangs
fragments de la mer oubliée
de l’origine perdue
dans cette montagne

5
je la remonte
par des sentes broussailleuses
marche dans les veines
d’un corps nubile

sur le haut du plateau
bleu sombre, lumineux
je découvre son ventre herbeux
et la pointe neigeuse
d’un Sein

6
et tout est là
dans ce silence
ce vide génésique

un vrai visage
longtemps cherché

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :