Arbrealettres

Poésie

Archive for 8 octobre 2017

Il n’y a pas de rupture (Krishnamurti)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




    
Il n’y a pas de rupture
entre l’observateur et l’observé,
entre le sujet et l’objet:
ils forment un tout homogène et continu.

(Krishnamurti)

 

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Les animaux (Bhagwan Pârshvanâtha)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

Les animaux
sont nos amis
et parents.

(Bhagwan Pârshvanâtha)

 

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Si vous êtes poète (Thich Nhat Hanh)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017



    

Si vous êtes poète, vous remarquerez certainement
le nuage qui flotte sur cette feuille de papier.

Sans nuage, il n’y aurait pas de pluie;
et sans arbres, nous ne pourrions pas fabriquer de papier.

Le nuage est nécessaire au papier:
s’il n’existait pas,
la feuille de papier
n’existerait pas non plus.

(Thich Nhat Hanh)

 

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Tu es donc Je suis (Satish Kumar)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017


 



    
Être, c’est appartenir
à un immense réseau de relations.
Et ce réseau ne se limite pas à l’espèce humaine:
il englobe toutes les formes de vie.

Tu es
donc
Je suis

(Satish Kumar)

 

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Premier amour (Jin Eun-young)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




    
Premier amour

Me saisissant par le col le garçon y glissa un poisson
Mon coeur devint deux truites blanches
Suivant un banc de trois poissons
on nagea dans le courant bleu

(Jin Eun-young)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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Je me sentais vivre en elle (Gérard de Nerval)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




    
Je me sentais vivre en elle,
et elle vivait pour moi seul.
Son sourire me remplissait d’une béatitude infinie;
la vibration de sa voix si douce et cependant fortement timbrée
me faisait tressaillir de joie et d’amour.

Elle avait pour moi toutes les perfections,
elle répondait à tous mes enthousiasmes,
à tous mes caprices,

— belle comme le jour aux feux de la rampe
qui l’éclairait d’en bas,
pâle comme la nuit, quand la rampe baissée
la laissait éclairée d’en haut
sous les rayons du lustre
et la montrait plus naturelle,
brillant dans l’ombre de sa seule beauté,
comme les Heures divines qui se découpent,
avec une étoile au front,
sur les fonds bruns des fresques d’Herculanum!

(Gérard de Nerval)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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Je ne sais (Gabriel-Joseph Guilleragues)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




    
Je ne sais, ni ce que je suis,
ni ce que je fais, ni ce que je désire:

je suis déchirée par mille mouvements contraires:
Peut-on s’imaginer un état si déplorable?

Je vous aime éperdument,
et je vous ménage assez pour n’oser, peut-être,
souhaiter que vous soyez agité des mêmes transports

[…]

Adieu, je voudrais bien ne vous avoir jamais vu.
Ah! je sens vivement la fausseté de ce sentiment,
et je connais dans le moment que je vous écris,
que j’aime bien mieux être malheureuse en vous aimant
que de ne vous avoir jamais vu ;

je consens donc sans murmure à ma mauvaise destinée,
puisque vous n’avez pas voulu la rendre meilleure.
Adieu, promettez-moi de me regretter tendrement,
si je meurs de douleur

[…]

cependant je vous remercie dans le fond de mon coeur
du désespoir que vous me causez,
et je déteste la tranquillité, où j’ai vécu,
avant que je vous connusse.

(Gabriel-Joseph Guilleragues)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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Chanson pour Fougère (Louis Aragon)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017



Illustration: Tamara Lunginovic
    
Chanson pour Fougère

Que sais-tu des plus simples choses
Les jours sont des soleils grimés
De quoi la nuit rêvent les roses
Tous les feux s’en vont en fumée
Que sais-tu du malheur d’aimer

Je t’ai cherchée au bout des chambres
Où la lampe était allumée
Nos pas n’y sonnaient pas ensemble
Ni nos bras sur nous refermés
Que sais-tu du malheur d’aimer

Je t’ai cherchée à la fenêtre
Les parcs en vain sont parfumés
Où peux-tu où peux-tu bien être
A quoi bon vivre au mois de mai
Que sais-tu du malheur d’aimer

Que sais-tu de la longue attente
Et ne vivre qu’à te nommer
Dieu toujours même et différente
Et de toi moi seul à blâmer
Que sais-tu du malheur d’aimer

Que je m’oublie et je demeure
Comme le rameur sans ramer
Sais-tu ce qu’il est long qu’on meure
A s’écouter se consumer
Connais-tu le malheur d’aimer

(Louis Aragon)

 

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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J’attendrai (Giuseppe Nino Rastelli)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2017




    
J’attendrai

J’attendrai le jour et la nuit
J’attendrai toujours ton retour
J’attendrai car l’oiseau qui s’enfuit
vient chercher l’oubli dans son nid
Le temps passe et court en battant tristement
dans mon coeur si lourd

Et pourtant j’attendrai ton retour

J’attendrai le jour et la nuit
J’attendrai toujours ton retour
J’attendrai car l’oiseau qui s’enfuit
vient chercher l’oubli dans son nid
Le temps passe et court en battant tristement
dans mon coeur si lourd

Et pourtant j’attendrai ton retour

Le vent m’apporte de bruits lointains
Guettant ma porte j’écoute en vain
Hélas, plus rien plus rien ne vient

J’attendrai le jour et la nuit
J’attendrai toujours ton retour
J’attendrai car l’oiseau qui s’enfuit …

(Giuseppe Nino Rastelli)

 

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