Arbrealettres

Poésie

Les jardins ferment (Stefan George)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2017



Les jardins ferment

Déjà les droits sentiers s’effacent dans le soir •
La bruine fraîche ternit les étangs •
Et sur les Apollons et Dianes contents
Vont se poser des voiles de brouillard •

Feuilles grises qui vont tournoyant aux fossés.
Les dahlias • les giroflées • les roses
Embaumant les airs dans un orchestre forcé
Bientôt sur les mousses tendres reposent.

Et les chaudes lunes par le portail s’envolent.
De ton espoir as-tu reçu un don ?
Te confieras-tu toujours à ses paroles •
Pèlerin • la main non loin du bâton ?

***

Die gärten schliessen

Frühe nacht verwirrt die ebnen bahnen –
Kalte traufe trübt die weiher •
Glückliche Apolle und Dianen
Hellen sich in nebelschleier.

Graue blätter wirbeln nach den gruften.
Dahlien levkojen rosen
In erzwungenem orchester duften •
Wollen schlaf bei weichen moosen.

Heisse monde flohen aus der pforte.
Ward dein hoffen deine habe?
Baust du immer noch auf ihre worte
Pilger mit der hand am stabe?

(Stefan George)

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :