Arbrealettres

Poésie

Amour, que de chemins pour atteindre au baiser (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2017



Amour, que de chemins pour atteindre au baiser,
l’errante solitude avant d’être avec toi !
Seuls les trains continuent, roulant avec la pluie.
A Taltal le printemps n’est pas levé encore.

Toi et moi, mon amour, nous sommes l’un à l’autre,
l’un à l’autre de nos vêtements aux racines,
l’un à l’autre d’automne et de hanches et d’eau,
jusqu’à n’être que toi et que moi l’un à l’autre.

Dire qu’il en coûta tant de pierres que roule
le fleuve, l’embouchure des eaux du Boroa,
dire que séparés par des trains, des nations,

toi et moi nous devions simplement nous aimer,
confondus avec tous, les hommes et les femmes
et la terre où l’oeillet s’enracine et grandit.

***

Amor, cuántos caminos hasta llegar a un beso,
qué soledad errante hasta tu compañía
Siguen los trenes solos rodando con la lluvia.
En Taltal no amanece aún la primavera.

Pero tú yyo, amor mío, estamos juntos,
juntos desde la ropa a las raíces,
juntos de otoño, de agua, de caderas,
hasta ser sólo tú, sólo yo juntos.

Pensar que costó tantas piedras que lleva el río,
la desembocadura del agua de Boroa,
pensar que separados por trenes y naciones

tú y yo teníamos que simplemente amarnos,
con todos confundidos, con hombres y mujeres,
con la tierra que implanta y educa los claveles.

(Pablo Neruda)

 

 

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