Arbrealettres

Poésie

Archive for 8 novembre 2017

Il te restera le bleu (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



De ton enfance au gré des voyages,
de tes rixes, de tes trépas minimes,
de l’oubli de toi-même,
il te restera le bleu
dont on fait les poèmes.

(Jacques Izoard)

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Tout est bleu à la cime du jour (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017




Tout est bleu à la cime du jour

La pierre du sommeil un instant se soulève et tout est bleu à la cime du jour.
Les branches et les ronces qui retenaient les ombres à la terre engourdie
se dénudent de nuit et tout est bleu à la cime du jour.

(Luc Dietrich)

Illustration

 

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LE SYLPHE (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



 

symphe danse

LE SYLPHE

Ni vu ni connu
Je suis le parfum
Vivant et défunt
Dans le vent venu!

Ni vu ni connu,
Hasard ou génie?
A peine venu
La tâche est finie!

Ni lu ni compris?
Aux meilleurs esprits
Que d’erreurs promises!

Ni vu ni connu,
Le temps d’un sein nu
Entre deux chemises!

(Paul Valéry)

Illustration

 

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Le pays de l’édredon bleu (Robert-Louis Stevenson)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017


 

Quand j’étais malade, en mon lit,
(Sous ma tête deux oreillers)
Mes jouets étant rassemblés,
Me tenant bonne compagnie.

Parfois, pour un temps assez long,
J’observais mes soldats de plomb,
À la manœuvre, allant au pas
Parmi les collines des draps.

J’envoyais bateaux, cargaisons,
Au gré des flots de couvertures,
Ou bien pour mes cités futures
Mettais en place arbres maisons.

J’étais le géant silencieux
Qui de sa pile d’oreillers
Voyait les plaines, les vallées

Du pays de l’édredon bleu.

(Robert-Louis Stevenson)

 

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La Passante aux Yeux Bleus (Christian Jodon)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017




La Passante aux Yeux Bleus
À une petite cousine de douze ans, si vite passée…

Tes yeux sont si bleus
Que je caravelle en des océans
De vagues amères aux gouffres béants

Tes yeux sont si bleus, si bleus
Que je grosbourdonne au creux de tes fleurs
D’Endymion nutans et pois de senteurs

Tes yeux sont si bleus, si bleus, si bleus
Que je follatome happé dans le champ
De tes nébuleuses au tréfond des temps

Tes yeux sont de si jolies fleurs bleues

(Christian Jodon)

 

 

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Un brin d’herbe siffle au vent (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017


 

Atteint le regard la chose naturelle
passe le chien avec ses taches de hasard
un brin d’herbe siffle au vent

(Jean Follain)

Illustration

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Et voudras-tu toi sauter dans le noir (Arthur Bidegain)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



 

et voudras-tu toi
sauter dans le noir
pour te dresser ensuite
au milieu des mousses
légères
et crier
que tu n’es là
qu’invité
par hasard ?

(Arthur Bidegain)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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S’unir à la sphère bleue (Margarita Guarderas de Jijon)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



ouvrir la paroi, le battement constant,
lorsque l’orage plane en haut avec la lumière,
rythmer sa voix comme le paysage qui s’étale,
s’unir à la sphère bleue qui le transmue.

(Margarita Guarderas de Jijon)

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CÉSAR (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



 

jules-cesar

CÉSAR

César, calme César, le pied sur toute chose,
Les poings durs dans la barbe, et l’oeil sombre peuplé
D’aigles et des combats du couchant contemplé,
Ton coeur s’enfle, et se sent toute-puissante Cause.

Le lac en vain palpite et lèche son lit rose;
En vain d’or précieux brille le jeune blé;
Tu durcis dans les noeuds de ton corps rassemblé
L’ordre, qui doit enfin fendre ta bouche close.

L’ample monde, au delà de l’immense horizon,
L’Empire attend l’éclair, le décret, le tison
Qui changeront le soir en furieuse aurore.

Heureux là-bas sur l’onde, et bercé du hasard,
Un pêcheur indolent qui flotte et chante, ignore
Quelle foudre s’amasse au centre de César.

(Paul Valéry)

 

 

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Je nous sens amants (Patrick Williamson)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



Illustration: Matthew Cusick
    
je nous sens amants, moi
seul et la mer bleu-noir
cachant l’hiver, sa banquise
arrachée, crêtes tourbillonnantes
balayant les abîmes.

***

I feel we are lovers, just
myself, & black-blue sea,
hiding the winter, its debris
swept away, swirling crests
skating over the fathoms.

(Patrick Williamson)

 

Recueil: Trois rivières
Traduction: Max Alhau
Editions: L’Harmattan

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