Arbrealettres

Poésie

La pleureuse à gages (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2017



Illustration: Istvan Janos Porubsky
    
La pleureuse à gages

Quand un vivant plie bagage
Et que les gentils héritiers
Ont les yeux trop secs, on m’engage
A venir faire mon métier.
Car je suis pleureuse à gages,
La plus capable du quartier.

La chose s’est souvent produite,
Mais je n’en tire aucun orgueil :
J’ai parfois des larmes gratuites ;
Je sais, parfois, pleurer à l’oeil
Pour des morts qui n’ont pas de suite
Et dont nul ne porte le deuil.
Je leur fais un brin de conduite,
Je leur mouille un peu le cercueil.

(Georges Brassens)

 

Recueil: Les couleurs vagues
Editions: Le Cherche Midi

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