Arbrealettres

Poésie

Rien (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




    
Rien, les arbres cavaliers qui traversent le vent
et vont, et vont, et vont
à gai plumet, lourds éperons
jeter les confettis d’amour aux fêtes du printemps.

Rien, les volets ouverts sur le coeur des chambres
où les rêves meurent poignardés de lumière
des infantes aux échevaux sans fin
dont nul page mortel ne bercera le sein.

Simplement le goutte à goutte de la vie
la torture toujours plus avant
le sourire aux durables dents
des chairs fiancées au crépuscule.

Où sont-elles les pâles et belles ?
J’effeuille la rue visage à visage
chrysanthème sans pétale d’amour

Elles sont en d’autres détours
à guetter l’absence rocheuse
et peut-être sont-elles heureuses
du pas des heures, morts de velours.

Le moulin tourne au creux de moi
jetant au ciel sa farine de vent
pour le pain transparent des passions plénières
vives du sang qui vêt les âmes.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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