Arbrealettres

Poésie

L’Oiseau Bleu (Alphonse Daudet)

Posted by arbrealettres sur 27 décembre 2017



L’Oiseau Bleu

J’ai dans mon cœur un oiseau bleu,
Une charmante créature,
Si mignonne que sa ceinture
N’a pas l’épaisseur d’un cheveu.

Il lui faut du sang pour pâture
Bien longtemps, je me fis un jeu
De lui donner sa nourriture :
Les petits oiseaux mangent peu.

Mais, sans en rien laisser paraître,
Dans mon cœur il a fait, le traître,
Un trou large comme la main.

Et son bec fin comme une lame,
En continuant son chemin,
M’est entré jusqu’au fond de l’âme!…

(Alphonse Daudet)


Illustration

3 Réponses vers “L’Oiseau Bleu (Alphonse Daudet)”

  1. L’oiseau qui parle en prose
    ———–

    Cet oiseau vagabond ne se tait pas souvent,
    Il s’exprime en étrusque, en batave et en corse ;
    Ses arguments parfois ne manquent pas de force,
    Il divertit ainsi les nonnes du couvent.

    Car il est plaisantin, mais n’est pas médisant,
    Aussi, de respecter tout le monde il s’efforce ;
    Règle à laquelle il peut pourtant faire une entorse,
    Comme l’ont remarqué de sages paysans.

    Il ne méprise point le vin de nos coteaux,
    Ni le cidre aigrelet de sa terre natale ;
    Il aime raconter des blagues de Toto.

    Du fragile bouleau il absorbe la sève,
    C’est bon pour son moral et sa force vitale ;
    C’est un brave animal, c’est un oiseau de rêve

    • Oiseau des versificateurs
      ———————–

      C’est un oiseau d’azur, c’est un buveur de vent,
      Il aime aussi les pins dont il ronge l’écorce ;
      Il évite de faire usage de sa force,
      Il sait que c’est pénible et que c’est éprouvant.

      Sa personnalité s’affirme au fil des ans,
      Il peut rire aussitôt qu’une blague s’amorce ;
      Il n’est jamais craintif quand les choses se corsent,
      Il se rassure avec des dictons valaisans.

      Ce n’est pas évident de le prendre en photo,
      Puisque cela lui semble une intrusion brutale ;
      Il fait une exception pour quelques vieux poteaux.

      Les arbustes en mars ont retrouvé leur sève,
      C’est là qu’il est heureux, dans sa terre natale ;
      S’il en est éloigné, il y retourne en rêve.

  2. Obscur gyrovague
    ———-

    Me voici parcourant les monts et les vallées
    Avec peu de pitance et guère de sommeil ;
    Mais le pommier parfois m’offre ses fruits vermeils,
    Je ne regrette point ma jeunesse en allée.

    Aucune vérité ne me fut révélée,
    Je n’ai donc le secret de rien sous le soleil ;
    Mais j’entends un oiseau chantant, dès son éveil,
    Toute sa bonne humeur, d’enthousiasme mêlée.

    Guide-moi sur la route, oiseau vêtu de bleu,
    Même vers des sommets, je ne suis pas frileux ;
    J’apprendrai ta chanson, marchant au long des heures.

    Donne-moi le secret de ta sérénité,
    Toi que je ne vois point rêver d’éternité
    Dans ce bel univers dont tu fis ta demeure.

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