Arbrealettres

Poésie

Obscurs (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2018



Obscurs

En nous, pour nous, poète ouvre des portes,
Sois sans bagage autre que béante
Cette ouverture où nous nous engouffrons
Pour inventer nous-mêmes nos issues.

Te traduisant, tu me traduis, mon frère,
En cette langue où tout texte paraît
Celui du temps, de la nature et d’herbes
Par l’écriture adorant leurs racines.

Qui connaissait dans les maisons de l’être
Ces lieux obscurs, ces salles souterraines,
Sinon celui de la plus haute tour
Accomplissant son chemin vertical ?

Je n’étais rien que pauvre silhouette,
Vaine apparence, et je suis l’habitacle
Du monde en moi coulé comme une cire.
Amour au vent, mon esquif et ma voile !

(Robert Sabatier)

 

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