Arbrealettres

Poésie

La Vague (Aya Cheddadi)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2018




    
La Vague

Il est des mont Fuji montagne Boukornine
fiefs des oiseaux perdus dans les étendues d’eau
Quand la Vague est venue me portant sur son dos
j’ai vu leurs cimes fondre sous l’écume opaline

Des villes ont glissé lumières dans la mer
parcs mairies minarets auxquels manque le son
cyprès au bord des routes et des cimetières
trains de noyés hagards visitant les grands fonds

Moi perchée sur la Vague témoin impuissant
ne sachant s’il fallait plonger ou résister
flairant la mort proche comme un requin du sang
je me surpris soudain à vouloir et lutter

Parlai-je d’aujourd’hui ou d’un hier livide
Trépasser par noyade est la fin redoutée
des Naïades hantant les Golfes veloutés
Vertige inconnu et chute dans le vide

(Aya Cheddadi)

 

Recueil: Tunis marine
Traduction:
Editions: Gallimard

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :