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Poésie

Archive for 22 janvier 2018

Le mieux est d’attendre (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




    
le mieux est d’attendre,
dit la mousse

(Pascal Commère)

 

Recueil: Des laines qui éclairent
Traduction:
Editions: Obsidiane & Le temps qu’il fait

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Poèmes comme une pierre sur l’eau (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018



Illustration
    
Poèmes comme une pierre sur l’eau – deux
ou trois ricochets, le dernier
si loin parfois, si loin, que l’eau,
fragile n’en garde trace.

(Pascal Commère)

 

Recueil: Des laines qui éclairent
Traduction:
Editions: Obsidiane & Le temps qu’il fait

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On se dit quelque fois ça tient à presque rien (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




    
On se dit quelque fois ça tient à presque rien
Une tache de jaune, déjà la fatigue
Peu de temps, vous dire le ciel est grand
Nos yeux ne suivent rien pas même les rivières
Léger le monde parfois tient dans une brouette
Abandonnée sur un jardin, caisse vide
Presque la nuit déjà, les cordes à sauter
S’allongent

(Pascal Commère)

 

Recueil: Des laines qui éclairent
Traduction:
Editions: Obsidiane & Le temps qu’il fait

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Maison quelque part (Pascal Commère)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Maison quelque part, un toit
murs carrés dans les vitres. Pluie,
une table des mains bougent – quelqu’un
vit
dans leurs doigts. Presque rien,
les oiseaux qui passent. Leurs traces
dans la vitre, un signe

(Pascal Commère)

 

Recueil: Des laines qui éclairent
Traduction:
Editions: Obsidiane & Le temps qu’il fait

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Et le temps sera bu sera lu (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




    
Et le temps sera bu sera lu
Jusqu’à la lie jusqu’à la
Peine qui nous fut si perfide infligée.
Quel sort sur nous dans l’enfance et
La parole ou son manque? Quel piège?
Maigre joie pour un tourment bien grand,
Douleur liée à l’élan même du bonheur.
Qui alors saurait ne pas faillir? Qui?
À la fois l’un à l’autre enchaînés
Et d’invisible abîme séparés, tel aura été
En fin du conte le proverbe amer.
Nous n’aurons pas su te faire nôtre
Amour qui ne cessas de nous hanter.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Et quoi encore (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




    
Et quoi encore pour
Mener le beau délire?

Que ce rêve suffise
Quand ton âge fraîchit.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Oh, nous aurons souvent oublié les ténèbres! (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018



Illustration
    
Oh, nous aurons souvent oublié les ténèbres!
C’est pourquoi leur rage eut des raisons.
Tu en ris folle tourterelle ma fille
Aux plumes d’ombre, tu sais leur échapper.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le vagabond je l’ai connu (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018



    

Illustration: René Magritte

Le vagabond je l’ai connu.
Au navire gréé de mémoire
Déjà tout enfant il errait
Dans le souvenir des fables
Jetant son futur aux étoiles.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Elle apparut au sortir de l’enfance (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018



    

Illustration: Claire Jeanne Roberte Colinet

Elle apparut au sortir de l’enfance
Et prit musique en son haleine
Des sources, des avoines au vent,
Ses seins furent fleurs plutôt que
Fruits, et son visage de primevère.
Temps ingénu que glorifiaient les lis
Et qui renaît sur les lèvres
Tremblantes de l’artiste épris dans l’autrefois,
Comme dans l’herbe fraîche, d’une fille
Pareille à l’image de cette enfant
Nue dansant jadis sur la garrigue.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tu allais de cime en val (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2018




    
Tu allais de cime en val.
Où es-tu? Quelle glace t’enserre?
Ne chante plus sur la tour
Dont est chue blanche cette pierre,
O neige, aussi brève que pure,
Que ta chair soit notre cristal.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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