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Poésie

Archive for 24 janvier 2018

Sortilège (Raymond Carver)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
Sortilège

Entre cinq et sept heures ce soir,
J’étais étendu dans le canal du sommeil. Attaché
à ce monde uniquement par l’espoir,
je tournais dans un courant de rêves noirs.
Au même moment, le temps
subissait une métamorphose.

(Raymond Carver)

 

Recueil: La vitesse foudroyante du passé
Traduction: Emmanuel Moses
Editions: Points

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C’était quoi cette vie? (Raymond Carver)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration: Olivier de Sagazan 
    
C’était quoi cette vie?
Une vie où un homme est trop occupé

même pour lire des poèmes?

(Raymond Carver)

 

Recueil: La vitesse foudroyante du passé
Traduction: Emmanuel Moses
Editions: Points

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Simple (Raymond Carver)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
Simple

Une trouée dans les nuages. Le contour
bleu des montagnes.
Le jaune sombre des champs.
La rivière noire. Que fais-je ici,
seul et plein de remords ?

Je continue de manger distraitement
les framboises. Si j’étais mort,
ça me fait penser, je ne
les mangerais pas. Ce n’est pas si simple.
C’est aussi simple.

(Raymond Carver)

 

Recueil: La vitesse foudroyante du passé
Traduction: Emmanuel Moses
Editions: Points

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Dans le jardin (Raymond Carver)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration: Claude Monet
    
Dans le jardin, petit rire du fond des années.
Lanternes brûlant dans les saules.
La puissance de ces quatre mots, « J’aimais une femme. »

(Raymond Carver)

 

Recueil: La vitesse foudroyante du passé
Traduction: Emmanuel Moses
Editions: Points

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HALLELUJAH (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
HALLELUJAH

J’ai entendu dire qu’il y avait un accord secret
Que David jouait et qui plaisait au Seigneur
Mais tu ne t’intéresses pas vraiment à la musique, n’est-ce pas
Ça faisait comme ça,
La quarte, la quinte
L’accord mineur tombe et le majeur monte
Le roi perplexe composant hallelujah

Hallelujah…

Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves
Tu l’as vue se baigner sur le toit
Sa beauté et le clair de lune t’ont renversé
Elle t’a attaché
à une chaise de cuisine
Elle a brisé ton trône, et t’a coupé les cheveux
Et de tes lèvres elle a tiré l’Hallelujah

Hallelujah…

Vous dites que j’utilise le Nom en vain
Mais je ne connais même pas le Nom
Mais si je le fait, bon vraiment, qu’est ce que ça peut te faire ?
Il y a un éclat de lumière
Dans chaque mot
Qu’importe que tu entendes
Le saint hallelujah ou le brisé

Hallelujah…

J’ai fait de mon mieux, ce n’était pas beaucoup
Je ne pouvais pas sentir, alors j’ai essayé d’effleurer
J’ai dit la vérité, je ne suis pas venue pour te duper
Et bien que
Tout est mal tourné
Je me tiendrai devant le seigneur de la chanson
Avec rien d’autre à mes lèvres qu’Hallelujah

Hallelujah…

***

HALLELUJAH

I’ve heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don’t really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty in the moonlight overthrew you
She tied you to a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Baby I have been here before
I know this room, I’ve walked this floor
I used to live alone before I knew you.
I’ve seen your flag on the marble arch
Love is not a victory march
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

There was a time when you let me know
What’s really going on below
But now you never show it to me, do you?
And remember when I moved in you
The holy dove was moving too
And every breath we drew was Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

Maybe there’s a God above
But all I’ve ever learned from love
Was how to shoot at someone who outdrew you
It’s not a cry you can hear at night
It’s not somebody who has seen the light
It’s a cold and it’s a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

You say I took the name in vain
I don’t even know the name
But if I did, well, really, what’s it to you?
There’s a blaze of light in every word
It doesn’t matter which you heard
The holy or the broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah

I did my best, it wasn’t much
I couldn’t feel, so I tried to touch
I’ve told the truth, I didn’t come to fool you
And even though it all went wrong
I’ll stand before the Lord of Song
With nothing on my tongue but Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah

(Leonard Cohen)

 

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Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration: Marie-Claude Gironde
    
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour

Fais-moi danser jusqu’à ta beauté sur un violon enflammé
Fais-moi danser sur mes peurs jusqu’à la sérénité
Dresse-moi comme un rameau d’olivier et sois ma colombe

Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour
Oh laisse-moi contempler ta beauté quand les témoins sont partis
Laisse-moi ressentir tes mouvement comme ils le font à Babylone
Montre-moi lentement ce dont je connais seulement les limites
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour

Fais-moi danser jusqu’au mariage maintenant, fais-moi danser et re-danser
Fais-moi danser tendrement et très longtemps
Nous sommes tout deux sous la coupe de l’amour, et bien au dessus
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour

Fais-moi danser jusqu’aux enfants qui demandent à naître
Fais-moi danser et passer les barrières que nos baisers ont brisées
Monte-toi un abri de toile désormais, mais sache que chaque fil est brisé
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour

Fais-moi danser jusqu’à ta beauté sur un violon enflammé
Fais-moi danser sur mes peurs jusqu’à la sérénité
Touche-moi à mains nues ou de ton gant
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour
Fais-moi danser jusqu’à la fin de l’amour

***

DANCE ME TO THE END OF LOVE

Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic ’til I’m gathered safely in
Lift me like an olive branch and be my homeward dove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Oh let me see your beauty when the witnesses are gone
Let me feel you moving like they do in Babylon
Show me slowly what I only know the limits of
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

Dance me to the wedding now, dance me on and on
Dance me very tenderly and dance me very long
We’re both of us beneath our love, we’re both of us above
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

Dance me to the children who are asking to be born
Dance me through the curtains that our kisses have outworn
Raise a tent of shelter now, though every thread is torn
Dance me to the end of love

Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic till I’m gathered safely in
Touch me with your naked hand or touch me with your glove
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love
Dance me to the end of love

(Leonard Cohen)

 

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La vie enfumée (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
La vie enfumée

Je n’avais jamais vu tes yeux si grands
Je n’avais jamais vu ton appétit si complètement occupé
Ailleurs est ton festin d’amour
Je sais… il y a longtemps nous nous étions entendus pour garder ça léger
Alors marions-nous encore pour une autre nuit

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

Souviens-toi quand le paysage a commencé à s’effacer
Je t’ai tenue jusqu’à ce que tu apprenne à marcher dans les airs
Alors ne regarde pas en bas, il n’y a plus de sol
Il n’y a personne qui attend de toute façon
La vie enfumée est pratiquée partout

Alors ajuste ton coeur insatiable à ta guise
Apprends des feuilles d’automne
Qui ne perdent pas leur temps à attendre la neige
Ne dis pas avant que tu seras en retard
Il n’y a rien à cacher

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

Souviens-toi quand le paysage a commencé à s’effacer
Je t’ai tenue jusqu’à ce que tu apprenne à marcher dans les airs
Alors ne regarde pas en bas, il n’y a plus de sol
Il n’y a personne qui attend de toute façon
La vie enfumée est pratiquée partout

Reviens ici si le moment s’y prête
Tu peux chercher parmi tous mes meilleurs amis

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

***

THE SMOKEY LIFE

I’ve never seen your eyes so wide
I’ve never seen your appetite quite this occupied
Elsewhere is your feast of love
I know … where long ago we agreed to keep it light
So lets be married one more night

It’s light, light enough
To let it go
It’s light enough to let it go

Remember when the scenery started fading
I held you til you learned to walk on air
So don’t look down the ground is gone,
there’s no one waiting anyway
The Smoky Life is practiced
Everywhere

So set your restless heart at ease
Take a lesson from these Autumn leaves
They waste no time waiting for the snow
Don’t argue now you’ll be late
There is nothing to investigate

It’s light enough, light enough
To let it go
Light enough to let it go

Remember when the scenery started fading
I held you til you learned to walk on air
So don’t look down the ground is gone,
there’s no one waiting anyway
The Smoky Life is practiced everywhere

Come on back if the moment lends
You can look up all my very closest friends

Light, light enough
To let it go
It’s light enough to let it go

(Leonard Cohen)

 

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L’hôtel aux murs de papier (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
L’hôtel aux murs de papier

Les murs de cet hôtel sont épais comme du papier
La nuit dernière je t’ai entendue faire l’amour avec lui
La lutte bouche contre bouche, membre contre membre
Le grognement d’union quand il a joui

Je suis resté là avec mon oreille collée au mur
Je n’étais pas jaloux du tout
En fait un fardeau a quitté mon âme
J’ai entendu que cet amour était hors de mon contrôle
Un lourd fardeau s’est envolé de mon âme
J’ai entendu que cet amour était hors de mon contrôle

J’écoutais vos baisers à la porte
Je n’avais jamais entendu le monde si clairement avant
Tu as fait couler un bain et tu as commencé à chanter
Je me sentais si bien que je ne ressentais rien

Je suis resté là avec mon oreille collée au mur

Je ne peux pas attendre de te parler en face
Je ne peux pas attendre que tu prennes ma place
Tu es l’Ange Nu de Mon Coeur
Tu es l’Ange aux Jambes Ecartées
C’est écrit sur les murs de cet hôtel
Tu ne vas au Paradis qu’une fois que tu es allée en Enfer

Un lourd fardeau a quitté mon âme
J’ai entendu que cet amour était hors de mon contrôle

***

PAPER THIN HOTEL

The walls of this hotel are paper-thin
Last night I heard you making love to him
The struggle mouth to mouth and limb to limb
The grunt of unity when he came in

I stood there with my ear against the wall
I was not seized by jealousy at all
In fact a burden lifted from my soul
I heard that love was out of my control
A heavy burden lifted from my soul
I heard that love was out of my control

I listened to your kisses at the door
I never heard the world so clear before
You ran your bath and you began to sing
I felt so good I couldn’t feel a thing

I stood there with my ear against the wall …

And I can’t wait to tell you to your face
And I can’t wait for you to take my place
You are The Naked Angel In My Heart
You are The Woman With Her Legs Apart
It’s written on the walls of this hotel
You go to heaven once you’ve been to hell

A heavy burden lifted from my soul
I heard that love was out of my control

(Leonard Cohen)

 

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Souvenirs (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Illustration: Nik Helbig
    
Souvenirs

Frankie Laine chantait « Jezebel »
J’ai épinglé une Croix de Fer à mon revers
je suis allé vers la fille
la plus grande, la plus blonde
J’ai dit « Ecoute, tu ne me connais pas encore
mais ça ne saurait tarder;
alors veux-tu que je te voie
veux-tu que je te voie
veux-tu que je te voie toute nue ? »

Elle a dit « Danse avec moi
vers le coin sombre du lycée
Il se peut
que je te laisse faire presque tout
Je sais que tu as faim
j’entends ça dans ta voix
et l’on peut me toucher à beaucoup d’endroits
à toi de choisir.
Mais tu ne peux pas me voir
non, tu ne peux pas me voir
non, tu ne peux pas me voir toute nue. »

Nous dansons serrés
l’orchestre joue « Stardust »
Des ballons et des serpentins
tombent sur nous
Elle dit « Il te reste une minute
pour tomber amoureux. »
Dans des instants aussi solennels
J’ai mis ma confiance
et ma foi pour la voir,
ma foi pour la voir
ma foi pour la voir toute nue.

***

Memories

Frankie Lane, he was singing Jezebel
I pinned an Iron Cross to my lapel
I walked up to the tallest and the blondest girl
I said, Look, you don’t know me now but very soon you will
So won’t you let me see
I said « won’t you let me see »
I said « won’t you let me see
Your naked body? »

Just dance me to the dark side of the gym
Chances are I’ll let you do most anything
I know you’re hungry, I can hear it in your voice
And there are many parts of me to touch, you have your choice
Ah but no you cannot see
She said « no you cannot see »
She said « no you cannot see
My naked body »

So We’re dancing close, the band is playing Stardust
Balloons and paper streamers floating down on us
She says, You’ve got a minute left to fall in love
In solemn moments such as this I have put my trust
And all my faith to see
I said all my faith to see
I said all my faith to see
Her naked body

(Leonard Cohen)

 

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CHELSEA HOTEL NO. 2 (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
CHELSEA HOTEL NO. 2

Je me souviens très bien de toi au Chelsea Hotel
Tu parlais avec tant de courage et de douceur
tu me faisais une pipe sur le lit défait
pendant que les limousines attendaient dans la rue
C’était les raisons et c’était New York
on courrait après l’argent et la chair
Et cela s’appelait l’amour pour les ouvriers de la chanson
c’est probablement toujours le cas pour ceux qui restent

Ah mais tu es partie, n’est-ce pas, chérie
tu as juste tourné le dos à la foule
tu es partie, je ne t’ai jamais entendu dire
« Je te veux, je n’ai pas besoin de toi
Je te veux, je n’ai pas besoin de toi  »
et tout le baratin qui va avec

Je me souviens très bien de toi au Chelsea Hotel
tu étais célèbre, ton coeur était une légende
Tu m’as répété que tu préferais les beaux mecs
mais que tu ferai une exception pour moi
Et serrant le poing pour les autres comme nous
qui sont oppressés par les images de la beauté
tu t’es regardée et tu as dit « bah, peu importe
on est moches mais on a la musique »

Et puis tu es partie, n’est-ce pas, chérie

Je ne veux pas dire que c’est toi que j’ai aimée le plus
Je ne peux pas me rappeler de chaque rouge-gorge tombé
Je me souviens très bien de toi au Chelsea Hotel
c’est tout, je ne pense même pas à toi si souvent.

***

Chelsea Hotel #2

I remember you well in the Chelsea Hotel,
you were talking so brave and so sweet,
giving me head on the unmade bed,
while the limousines wait in the street.

Those were the reasons and that was New York,
we were running for the money and the flesh.
And that was called love for the workers in song,
probably still is for those of them left.

Ah but you got away, didn’t you babe,
you just turned your back on the crowd,
you got away, I never once heard you say,
I need you, I don’t need you,
I need you, I don’t need you
and all of that jiving around.

I remember you well in the Chelsea Hotel,
you were famous, your heart was a legend.
You told me again you preferred handsome men,
but for me you would make an exception.
And clenching your fist for the ones like us
who are oppressed by the figures of beauty,
you fixed yourself, you said, « Well never mind,
we are ugly but we have the music. »

Ah but you got away, didn’t you babe,
you just turned your back on the crowd,
you got away, I never once heard you say,
I need you, I don’t need you,
I need you, I don’t need you
and all of that jiving around.

I don’t mean to suggest that I loved you the best,
I can’t keep track of each fallen robin.
I remember you well in the Chelsea Hotel,
that’s all, I don’t even think of you that often.

(Leonard Cohen)

 

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