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Poésie

Archive for 7 février 2018

Le jeu d’échecs des toits (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



Illustration: Victoria Chizhova
    
Le jeu d’échecs des toits
est brouillé sous l’averse.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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A perte de sens (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018




    
A perte de sens
L’odeur brûlée des pinèdes
Une faiblesse superficielle
S’est chargée de mes bras
Je me voudrais encore
Sous l’écorce du premier jour.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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Nous mettons tout en commun (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018




    
Nous mettons tout en commun
Sous la lampe
Tout ce que contiennent nos mains notre regard
Un ciel cent fois partagé
Un amour limité à sa forme la plus simple
Il ne faut plus parler de ce que tu dois
Tu es là
Et tu payes de ta présence
Tu peux compter sur moi
Puisque tu es la plus belle.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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COEUR SUR TABLE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



    

COEUR SUR TABLE

Je n’avance pas entre ces deux épaules
Mais le coeur me porte
Et je peux mettre en jeu
Ce qui n’a pas changé
Faire ma propre nuit
C’est en moi qu’est l’issue
Le bon vent qui s’allume dans la gorge
La chambre satinée de l’oeil
La fausse tête se tait
Il n’y a plus une minute à perdre.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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Je regarde les yeux secs (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018




    
Je regarde les yeux secs
Un ciel bâti de toutes pièces
La taille dérisoire de l’homme
Qui se mesure à la rue
La trace des ongles sur le mur
Et les trous noirs dans les parures

Les visages rougis
Sont tournés vers la porte.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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CHAMBRE ARDENTE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



Illustration: Annie Predal
    
CHAMBRE ARDENTE

Reste la chambre noire où l’âme se développe
Autour de mon front le pansement frais de tes mains
Derrière le mur cet homme qui parle de voyages
Qui n’a jamais sondé l’abîme de la rue
Et surveille la vie au bord de ses poignets

Voici la meule trop verte où rebondit l’angoisse
Le moyeu fragile de la poitrine
Les coulées de chaleur sous le tanin des doigts
La place toujours neuve pour le premier venu.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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Premier degré (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



Premier degré

Ils ont arraché mes jarretelles
ils m’ont serré les poignets
avec des cordes
ils ont volé mes jonquilles
avec leurs canifs ils m’ont griffée
ils m’ont appelée pucelle
ils m’ont photographiée nue
ils m’ont fouettée
ils m’ont jetée dans la neige
ils m’ont enfermée avec les noires
ils ont dit : Elle est trop belle
Roger avait raison
Ils m’ont mordue jusqu’au sang.
Alors
de dégoût et de rage
j’ai coupé ma langue avec mes dents
et je l’ai crachée au visage
du gros à la dent d’or
à la tache de son
que les autres appelaient
avec respect
Monsieur Ferdinand.

(Armand Lanoux)


Illustration

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MON NOIR TOURMENT DE TOI (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



MON NOIR TOURMENT DE TOI

De la saoule ténèbre au soleil méridien
Chaque fois que j’arrive à me tenir debout
Entre les morts pour un futur tranquillisant
Tout un jeu de poulies fait osciller le ciel

Dans le chaos des murs des enceintes de craie
J’appuie contre la nuit mon front troué de paille
Les oiseaux décharnés par la fièvre des îles
Blessent à coups de bec mon noir tourment de toi

La main abandonnée au vieil arceau denté
Ma douleur a nourri la mâchoire de squale
Ancrée à cet amour qui survit au malheur

Ecume primitive où naissent les soleils
Le jour à petits coups éponge la blancheur
De l’aube pour guetter la marche de la guerre

De toits en toits la peur sautille sur la ville
Serrée dans le corset des reines violées
Pour mourir sur le dur abdomen des galets

Sous les paupières nues les larmes vaticinent
Ton ombre sort de la giboyeuse mémoire.

(Albert Ayguesparse)

Illustration

 

 

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Eblouissantes fougères (Jacques Roubaud)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



… quand nous éprouvions
qu’il n’est que quelques neiges
capables d’un creux dans la mémoire
capables d’éblouissantes fougères sur une vitre
qu’une bouche à l’aube couvre de buée

(Jacques Roubaud)


Illustration

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Chaque nuit (Issa)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



chaque nuit
hôte de la neige
avec une soupe de légumes

(Issa)

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