Arbrealettres

Poésie

Encore tièdes comme un oiseau (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



Lors des grands froids,
l’eau des fossés gelait
et la prairie se couvrait de neige.
Pour affronter la nuit des chambres sans feu,
des briques étaient mises à chauffer dans le four de la cuisinière,
puis glissées dans une chaussette de laine.
Elles répandaient longtemps entre les draps leur chaleur,
pour se donner à l’aube,
encore tièdes comme un oiseau.

(Georges Bonnet)

2 Réponses vers “Encore tièdes comme un oiseau (Georges Bonnet)”

  1. Lara said

    les briques étaient mises au fond des lits aussi dans la campagne bretonne !!

    • arbrealettres said

      j’ai encore en mémoire ce souvenir … chaleureux 🙂 sans faire pleurer dans les chaumières c’était notre quotidien l’hiver mais je n’en garde pas de mauvais souvenirs bien au contraire 🙂

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